L’AGE DE GLACE 4 : LA DERIVE DES CONTINENTS : Il est temps de rentrer au port

lagedeglace4afficheLa franchise l’Age de Glace s’était pour l’instant bien maintenue, le troisième épisode rebondissant après un deuxième un peu plus faiblard. La nécessité d’un quatrième pouvait donc prêter à discussion, mais l’attrait de recettes sonnantes et trébuchantes a évidemment incité les producteurs à se lancer dans l’aventure. Pour un résultat mitigé.

Scrat toujours a enfin tout pour être heureux puisqu’il a enfin un gland à sa disposition. Mais voulant l’enfouir, il va provoquer une série de catastrophes qui vont entraîner ni plus ni moins que le début de la dérive des continents… Si, si, je vous jure, on ne vous a appris que des conneries lors de vos cours de géologie… Un cataclysme qui va malheureusement couper en deux notre groupe d’amis, qui vont néanmoins tout faire pour se retrouver.

Si la question est simplement l’Age de Glace 4, la Dérive des Continents fait-il passer un bon moment, la réponse est oui. On ne s’ennuie pas, on rit quelques fois de très bon cœur car les gags s’enchaînent à un rythme plutôt soutenu et fonctionnent le plus souvent assez bien. Le film ne connaît pas de longs passages faibles et on reste tout même heureux de retrouver nos amis, dont la petite bande se voit renforcée par une mamie paresseuse pas piquée des hannetons (à dents de sabre bien sûr). Et puis, il y a Scrat, Scrat et encore Scrat…

Par contre, si la question est l’Age de Glace 4, la Dérive des Continents a-t-il un réel intérêt, la réponse est déjà beaucoup moins évidente. Parce qu’à part la mamie précitée, il n’y pas grand-chose de nouveau sous le soleil des glaciations. Les ressorts sont les mêmes et l’effet de surprise a définitivement disparu. Du coup, notre enthousiasme faibli pareillement et on se dit qu’on oubliera ce quatrième volet relativement rapidement.

L’Age de Glace 4, la Dérive des Continents n’est donc pas un mauvais film. Il reste un des meilleurs divertissements familiaux du marché. Mais son aspect tout public est aussi sa plus grande limite, car le public adulte a pour sa part des chances de franchement se lasser. Le scénario en lui-même n’a pas grand intérêt, seul l’humour le plus souvent visuel entretient l’attention du spectateur. L’histoire essaye bien se creuser un peu la personnalité de Diego, en le confrontant à un alter-ego féminin, mais ça ne va pas non plus très loin. Le thème de l’adolescence, lui aussi évoqué, reste de même très superficiel. A la fois, on ne va pas voir ce genre de film pour voir un documentaire sur la sociologie des mammouths…

lagedeglace4Visuellement, là aussi, l’Age de Glace 4, la Dérive des Continents ne réserve aucune surprise. C’est très beau, mais ça l’était depuis le début. De toute façon, les progrès techniques ont été tels depuis dix ans qu’on a bien du mal à s’enthousiasmer désormais devant ce qui est devenu tout simplement la norme. On est un tantinet blasé, avouons-le. Il est loin le temps où l’ordinateur ouvrait de nouvelles possibilités encore inconnues et fascinantes aux animateurs. Tout semble désormais exploré. Y compris la banquise donc…

Le casting voix reste d’un très haut niveau. On retrouve toujours Ray Romano, Denis Leary, John Leguizamo, Queen Latifah et Sean William Scott. Les deux petits nouveaux se nomment Jennifer Lopez, qui visiblement apprécie ce genre d’exercice et surtout Wanda Sykes, qui incarne la grand-mère, constituant le principal attrait et surtout la seule vraie nouveauté de ce film. Mais tout ce beau monde, par son grand professionnalisme, contribue à faire de l’Age de Glace 4, la Dérive des Continents un agréable moment.

L’Age de Glace 4, la Dérive des Continents ne relance pas la franchise, mais se situe dans sa droite lignée. Mais si le cap est toujours maintenu, il serait peut-être temps de penser à faire rentrer définitivement le bateau au port.

Fiche technique :
Production : Blue Sky Studios
Distribution : 20th Century Fox France
Réalisation : Steve Martino, Mike Thurmeier
Scénario : Michael berg, Jason Fuchs
Montage : James Palumbo, David Ian Salter
Photo : Renato Falcao
Musique : John Powell
Directeur artistique : Nash Dunnigan
Durée : 94 mn

Casting :
Ray Romano : Manny
John Leguizamo : Sid
Denis Leary : Diego
Queen Latifah : Ellie
Jennifer Lopez : Shira
Simon Pegg : Buck
Alain Chabat : Silas

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