VIE ETERNELLE

tonyestanguetIl ne faut jamais envoyer un champion à la retraite trop tôt. Voilà encore un lieu commun ! Mais ce qu’il y a de bien avec les lieux communs, c’est qu’il se vérifie quand même souvent. Il y a quatre ans, les JO de Pékin avait ressemblé à une tournée d’adieu pour Tony Estanguet. Porte drapeau, il avait été éliminé en demi-finale et on se disait alors que tout cela avait un goût de tour d’honneur pour le double champion olympique.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on s’était bel et bien trompé. En remportant un troisième titre olympique sur trois olympiades différentes, il est entré dans l’histoire du sport français et signé un exploit rare. Surtout que sa discipline est à la fois technique et physique et ne laisse aucune place à l’erreur. Une porte de ratée et on abandonne toute chance de médaille. La maîtrise avec laquelle il a dominé cette finale fut tout réellement sidérante, donnant l’impression que Tony Estanguet dominait les flots. Loin du sport spectacle, en toute humilité, il est tout simplement le champion ultime, celui auquel la victoire semble s’offrir de manière inexorable.

Les grands champions ne meurent jamais ! En voilà un nouveau lieu commun ! Mais il ressemble aujourd’hui un peu plus à une vérité historique.

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