LE HOBBIT : UN VOYAGE INATTENDU : Un voyage tant attendu

lehobbitafficheIl y a des films inattendus, surprenants, que l’on voit par hasard, sans savoir à quoi s’attendre. Et puis, il y a ceux que l’on a attendu, espéré, imaginé mille fois avant leur sortie. On a compté les jours, espéré avoir le temps de le voir le plus rapidement possible. On est fou d’impatience, mais aussi tiraillé d’une certaine appréhension, une peur d’être déçu par rapport à nos attentes. Le Hobbit : Un Voyage Inattendu fait partie de ces films là.

Bilbo est un hobbit tout ce qu’il y a de plus paisible. Bref, un hobbit… Quelle surprise de voir débarquer chez lui le magicien Gandalf et treize nains à sa suite ! Tout ça pour lui proposer une aventure… Une aventure, voilà quelque chose que ne recherche pas un hobbit… Mais Bilbo n’est pas vraiment un hobbit comme les autres…

Qu’il est difficile de livrer une critique objective d’un film comme Le Hobbit : Un Voyage Inattendu. En effet, Bilbo, le Hobbit est le livre que j’ai le plus lu dans ma vie. L’univers Tolkien occupe une place importante dans mon imaginaire, il est donc difficile de se mettre dans la peau d’un spectateur qui s’y plongerait pour la première fois. Et au-delà de ça, une adaptation d’une œuvre aussi connue est de toute façon compliquée à juger car à travers le film, doit-on uniquement évaluer la qualité de la retranscription à l’écran ou bien doit aussi commenter le livre dont il est issu ?

En effet, Le Hobbit : Un Voyage Inattendu se heurte aux mêmes limites que le livre. Bilbo, le Hobbit n’est pas Le Seigneur des Anneaux. Moins complexe, moins sombre, moins riche, plus enfantin, plus accessible, plus linéaire. Et c’est exactement la même chose avec le film. Certes, Peter Jackson a essayé de rétablir un certain équilibre en puissant des éléments dans les annexes du Seigneur des Anneaux pour enrichir l’histoire et surtout créer des ponts avec ce dernier. Mais cela ne change pas grand chose, sinon donner l’impression, très légère, qu’il ne sait pas toujours tout à fait quel ton employer.

Après, au-delà de ça, est-ce que je me suis ennuyé une seule seconde ? La réponse est clairement non ! Est-ce que j’ai cessé, ne serait-ce qu’un instant, d’écarquiller les yeux d’émerveillement en voyant devenir vivant ce que j’avais toujours imaginer ? La réponse est clairement non ! Est-ce que j’irai le revoir ? La réponse est clairement oui ! Mais ça ne sera pas huit fois comme pour le Retour du Roi.

Peter Jackson a donné vie à la Terre du Milieu sur grand écran et tous les fans (ou presque) reconnaissent qu’il l’a fait avec un amour de l’œuvre initiale suffisante pour ne jamais la trahir, malgré des écarts minimes. Il continue avec Le Hobbit : Un Voyage Inattendu et toujours avec la même maestria. Le film est magique au-delà des prouesses techniques et le magnificence des décors, des costumes et des effets spéciaux. Il est toujours porté par un souffle épique assez unique, celui qui continue de rendre totalement accro tous les fans de Tolkien. Je suis même heureux au final qu’il est porté le projet jusqu’au bout. Pas sûr que Guillermo Del Toro aurait su conduire l’adaptation avec autant de respect et de déférence.

Beaucoup de critiques ont souligné que le film était sans surprise. Mais va-t-on voir l’adaptation d’un roman aussi populaire, d’un univers possédant des fans aussi pointilleux pour être surpris ? Bien sûr que non ! La remarque n’a pas de sens. Vous trouverez dans Le Hobbit : Un Voyage Inattendu exactement ce que vous attendez. Et nombreux auraient été les spectateurs à ne jamais pardonner à Peter Jackson s’il en avait été autrement. Même avec les limites que j’ai évoqué plus haut…

lehobbitAu niveau casting, la grande interrogation portant sur Martin Freeman dans le rôle de Bilbo. Un acteur quasi inconnu, si ce n’est à travers quelques obscurs seconds rôles. Force est de constater qu’il s’en sort haut la main et donne vie à son personnage. La même remarque vaut pour Richard Armitage qui incarne Thorin, le chef des nains. Quant à Ian McKellen, il continue d’être Gandalf. Il s’est définitivement et à jamais. Tout cela souligne que Peter Jackson est aussi un merveilleux directeur d’acteurs, ce qui est est trop peut souvent souligné !… J’allais oublier Adam Serkis… Comment oublié Gollum ? Il restera à jamais la plus grande star de tous ces films !

Encore une fois Bilbo, le Hobbit n’est pas le Seigneur des Anneaux. Leur adaptation suit la même règle. Mais Le Hobbit : Un Voyage Inattendu reste un morceau de l’imaginaire occidental superbement mis en image. Un beau moment de l’histoire du cinéma pour un grand moment de l’histoire de la littérature.

Fiche technique :
Production : New Line Cinema, MGM, Wingnut Films, Warner Bros
Distribution : Warner Bros, Entertainment France
Réalisation : Peter Jackson
Scénario : Fran Walsh, Philippa Boyens, Peter Jackson, Guillermo Del Toro, d’après l’oeuvre de J.R.R. Tolkien
Montage : Jabez Olssen
Photo : Andrew Lesnie
Décors : Dan Hennah
Musique : Howard Shore
Effets spéciaux : Joe Letteri, Weta Digital, Weta Workshop
Durée : 165 mn

Casting :
Ian McKellen : Gandalf
Martin Freeman : Bilbo
Richard Armitage : Thorin
Keb Scott : Balin
Andy Serkis : Gollum
Hugo Weaving : Elrond
Cate Blanchett : Galadriel
Christopher Lee : Saroumane
Ian Holm : Bilbo âgé

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