THE BESNARD LAKES ARE THE ROARING NIGHT (The Besnard Lakes) : Energie lancinante

thebesardlakesaretheroaringnightthebesnardlakesLes goûts et les couleurs ne se discutent pas. Nous avons chacun nos préférences ou, au contraire, des choses que nous détestons plus particulièrement. Notre discographie se focalise ainsi sur certains genres musicaux et en dédaignent d’autres. Mais parfois, nous faisons des exceptions. De mon côté, je n’aime pas quand la musique est trop évaporée, quand les interprètes semblent tous chanter loin du micro ou quand le résultat est un peu trop lancinant. Mais pour The Besnard Lakes Are The Roaring Night de The Besnard Lakes, mon jugement ne sera pas celui que l’on aurait pu prédire au départ.

The Besnard Lakes nous vient de Montréal, même si le groupe est anglophone comme son nom l’indique. Il est emmené par Jace Lacek qui chante, joue de la guitare et même parfois de l’orgue. Ils ont sorti leur premier album en 2003, sobrement intitulé Volume 1. Suivra The Besnard Lakes Are The Dark Horse en 2007 puis ce The Besnard Lakes Are The Roaring Night trois ans plus tard. Wikipédia juge leurs compositions atmosphériques, ce qui résume assez bien leur style effectivement.

Lorsque j’ai commencé à écouter The Besnard Lakes Are The Roaring Night, j’ai été un peu méfiant. J’appréciais ce que j’écoutais, mais je me disais que j’allais vite finir par me lasser. Surtout que le quatrième morceau, Albatross est vraiment lancinant et ne décolle jamais. Là, je me suis vraiment dit que j’allais décrocher. Mais la suite a continué à me séduire et je suis finalement arrivé à la fin de cet album assez heureux de ce que j’avais entendu, malgré un dernier titre, The Lonely Moan, vraiment pas terrible.

Je vais pas crier au génie et faire preuve d’un enthousiasme démesuré, mais au je serai malhonnête de ne pas dire que The Besnard Lakes Are The Roaring Night m’a déplu. J’ai été surpris de l’apprécier, mais c’est une bonne surprise. Mais à côté d’une musique très évaporée et d’un effet loin du micro qui m’agace quand même toujours un peu, le groupe fait preuve de beaucoup de qualités. Tout d’abord de la conviction dans les interprétations…. Bon j’emploie toujours le mot conviction dans mes critiques musicales sans vraiment savoir s’il est approprié, mais il correspond tout à fait à ce que je ressens. The Besnard Lakes livre des compositions souvent lentes, un rien lancinante, mais avec un rythme très appuyé et parfois une réelle énergie. Energique et lancinant, voici deux termes qui peuvent sembler antinomiques, mais qui caractérisent tous deux de manière égale plusieurs titres.

En fait, ces caractéristiques que je n’aime pas d’habitude en sont pas ici le signe d’une sorte de dilettantisme musical. Non, il s’agit bien d’une volonté artistique assumée par un groupe qui fait preuve d’une vraie maîtrise. Cela donne une vraie personnalité à leur musique. Après on peut ne pas aimer, mais il serait injuste de leur reprocher quoique ce soit. On pourrait même penser que l’album est un peu court, avec seulement 10 titres, dont deux courtes introductions, mais la plupart des morceaux durent près de cinq minutes. On en a donc pour notre argent malgré tout.

Le Québec nous apporte donc des choses beaucoup plus réjouissantes que Céline Dion. Personnellement, si on m’avait décrit la musique de The Besnard Lakes, je n’aurais jamais cru pouvoir l’apprécier. Et pourtant, j’ai tout de même passé un bon moment à l’écoute de ce The Besnard Lakes Are The Roaring Night.

1.: Like the Ocean, Like the Innocent, Pt. 1: The Ocean
Introduction instrumentale et psychédélique.

2.: Like the Ocean, Like the Innocent, Pt. 2: The Innocent
La voix du chanteur est aiguë, le rythme lent, donnant une impression d’hallucination. Le ton est plus rock par la suite.

3.: Chicago Train
Une longue introduction éthérée avant un rock puissant et posé.

4.: Albatross
Un titre assez lancinant qui ne décolle jamais vraiment.

5.: Glass Printer
Un son plus pop, avec un effet loin du micro prononcé.

6.: Land of Living Skies, Pt. 1: The Land
Une courte introduction assez sombre.

7.: Land of Living Skies, Pt. 2: The Living Skies
Un titre évaporé, mais assez envoûtant.

8.: And This Is What We Call Progress
Plus rythmé, plus appuyé et pas mal du tout.

9.: Light Up the Night
Un morceau plus doux, plus mélodieux.

10.: The Lonely Moan
Un titre un peu mou, pour ne pas dire chiant, pour finir.

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