GATSBY LE MAGNIFIQUE : Gatsby, le pas mal

gatsbylemagnifiqueafficheQuand le réalisateur d’un de mes trois films préférés revient sur les écrans, j’ai évidemment particulièrement hâte de le retrouver. Quand en plus, il s’agit du remake d’un de plus grands classiques hollywoodiens (que je n’ai pas vu, j’avoue…) et qu’il propose Leonardo Di Caprio comme vedette principale, la hâte se transforme vite en impatience. C’est donc le cœur fébrile que je me suis rendu voir Gatsby le Magnifique de Baz Luhrman.

Gatsby le Magnifique commence un peu comme Moulin Rouge. Les premières minutes sont frénétiques, portées par une voix-off qui permet d’avancer rapidement dans la description du point de départ. C’est bruyant, agressif, un rien confus. Et puis, la grâce descend sur le film d’un seul coup. Cette fois-ci non pas par l’intermédiaire des jambes de Nicole Kidman, mais par celui du sourire de Leonardo Di Caprio. Le film prend alors une autre dimension, l’histoire prenant un rythme qui nous permet enfin d’y rentrer et de porter un regard posé sur les personnages.

Baz Luhrman est un cinéaste de grand talent, mais les similitudes extrêmement nombreuses dans la réalisation avec Moulin Rouge révèlent plus des tics qu’une maîtrise totale de son sujet. On a un peu l’impression que quelque soit son sujet, il le traitera de la même façon. Insérer une musique extrêmement moderne dans un contexte historique était certes une idée de génie dans le contexte de Moulin Rouge. Ici, elle nous fait simplement dire « tiens, c’est comme dans Moulin Rouge… »

gatsbylemagnifiqueGatsby le Magnifique est donc un film doté d’une réelle personnalité, celle de son réalisateur. Mais pas vraiment d’une personnalité propre. Du coup, on assiste à un spectacle agréable et plaisant, mais pas à un grand moment de cinéma. Le scénario mélange histoire d’amour et réflexion sur une époque où l’argent semblait pouvoir couler à flot sans jamais s’arrêter. Mais l’une et l’autre ne possèdent pas la profondeur, le petit supplément d’émotion pour nous captiver définitivement, nous emporter totalement. Il n’y a finalement pas cette synergie totale entre l’intrigue et sa mise en image comme pour Moulin Rouge.

Allez, sur un point, Gatsby le Magnifique l’emporte sur Moulin Rouge. Leonardo Di Caprio, c’est quand même autre chose que Ewan McGregor. Mais j’en ai assez de devoir trouver encore et toujours de nouveaux superlatifs pour décrire son talent. C’est un grand, un très grand, tout à fait digne de Robert Redford auquel il succède dans ce rôle. Et ça, c’est un des plus beaux compliments que je lui ai fait !

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Production : Bazmark Films, Village Roadshow Pictures
Réalisation : Baz Luhrmann
Scénario : Baz Luhrmann, Craig Pearce , d’après le roman de F. Scott Fitzgerald
Montage : Jason Ballantine, Jonathan Redmond, Matt Villa
Photo : Simon Dugan
Décors : Catherine Martin
Distribution : Warner Bros. France
Musique : Craig Armstrong
Directeur artistique : Damien Drew, Ian Gracie
Durée : 143 mn

Casting :
Leonardo DiCaprio : Jay Gatsby
Isla Fisher : Myrtle Wilson
Joel Edgerton : Tom Buchanan
Carey Mulligan : Daisy Buchanan
Tobey Maguire : Nick Carraway
Jason Clarke : George Wilson
Elizabeth Debicki : Jordan Baker

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