
Ce point de départ aurait pu connaître un développement qui aurait participer à l’évolution du personnage. Malheureusement, il est très vite oublié pour laisser place au James Bond que l’on connaît déjà par cœur. Du coup, L’Homme au Pistolet d’Or se heurte aux mêmes limites que la plupart des romans de la série. Le face à face entre James Bond et Scaramanga s’éternise sans que l’on sache bien pourquoi et on a vraiment l’impression que l’agent britannique attend d’être démasqué pour agir. Ce nouveau méchant a bien des qualités, mais elles sont le plus souvent à demi-exploitées. Heureusement, la confrontation finale constitue peut-être ce que Ian Fleming aura écrit de meilleur. Mais quelques pages, cela fait peu pour donner un intérêt profond à ce roman, au-delà du plaisir d’explorer les racines d’un mythe désormais purement cinématographique.