DIPLOMATIE : Face à face avec l’histoire (ou la légende)

diplomatieafficheRien ne ressemble plus à une adaptation d’une pièce de théâtre au cinéma qu’une autre adaptation d’une pièce de théâtre au cinéma. Diplomatie n’échappe pas à l’effet « théâtre filmé » qui plombe beaucoup de ce genre de productions. Pour surmonter ce petit handicap, il faut trouver d’autres qualités. Par exemple, un intérêt historique ou deux grands acteurs…

Diplomatie nous fait vivre les dernières heures de l’occupation allemande à Paris, quand le gouverneur de la capitale s’apprête à raser la ville, et une bonne partie de ses habitants, à coup de dynamite. L’ordre vient de Berlin et il a seul la responsabilité d’exécuter cet ordre monstrueux. Face à lui, sa conscience… et le consul de Suède venu la titiller. Certes les circonstances décrites ici tiennent plus de la légende que de la reconstitution historique. Mais l’épisode fait partie de la mémoire nationale, notamment depuis le livre et le film Paris Brûle-t-il ? Il reprend donc ici une seconde jeunesse même si rien ne s’est a priori exactement passé comme cela.

diplomatieDiplomatie brille surtout par l’immense talent des deux acteurs qui se font face à face dans ce huis clos psychologique. D’un côté, André Dussolier qui livre une performance certes sans surprise. Il fait du André Dussolier et il le fait bien ! La vraie star de ce film reste Niels Arelstrup dont le charisme irradie à chaque seconde. Il tient le film sur ses épaules, mais celles de ce géant du cinéma français sont assez larges pour le supporter sans trembler.

Diplomatie est au final un numéro d’acteurs se suffisant à lui-même, dans un film assez court et chargé d’une portée symbolique suffisant pour largement justifier son passage sur grand écran.

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Production : Gaumont, Blue Print, Film Oblige, WDR / Arte
Distribution : Gaumont
Réalisation : Volker Schlöndorff
Scénario : Volker Schlöndorff, Cyril Gely d’après la pièce de Cyril Gely
Montage : Laurent Pelé
Photo : Michel Amathieu
Décors : Jacques Rouxel
Musique : Jörg Lemberg
Effets spéciaux : Pixomondo
Durée : 88 mn

Casting :
Niels Arestrup : Général von Choltitz
André Dussollier : Raoul Nordling
Burghart Klaußner : Hauptmann Werner Ebernach
Robert Stadlober : Lieutenant Bressensdorf
Charlie Nelson : Le concierge
Stefan Wilkening : Caporal Mayer
Jean-Marc Roulot : Jacques Lanvin

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