FAUX REVEUR : Des nouvelles de Grande-Bretagne

fauxreveurLa science-fiction est sans doute le genre littéraire où survit encore l’art subtil et particulier de la nouvelle. L’exercice occupe souvent les apprentis écrivains, avant qu’ils ne se consacrent à des romans, qui feront d’eux de « vrais » artistes. Pourtant, le nombre de pages ne fait pas la valeur d’un récit. Heureusement, il reste des recueils comme Faux Rêveur qui regroupe 8 nouvelles écrites par autant d’auteurs britanniques. Le résultat est forcément inégal, mais pas forcément transcendant.

Sur les 8 récits, seuls deux sortent vraiment du lot. Ce sont d’ailleurs ceux qui ouvrent et concluent cet ouvrage. Au milieu, c’est beaucoup plus médiocre et ne retient guère l’attention. Les histoires sont pourtant très variées. Le lien entre elles est d’ailleurs ténu, ce qui s’explique aussi par le fait qu’il s’agisse là du regroupement de deux recueils publiés séparément en Grande-Bretagne. Mais la variété n’est pas suffisante pour donner un réel intérêt à ces récits.

On retiendra donc tout d’abord Tendeléo de Ian McDonald qui avait reçu le Prix Théodore Sturgeon Memorial Award de la meilleure nouvelle. Ok, moi non plus, je n’ai aucune idée du prestige exact de cette récompense, malgré la présence d’une page Wikipédia en français. De toute façon, personnellement, je mettrais avant tout en avant En Regardant Pousser les Arbres de Peter F. Hamilton, le seul auteur parmi les 8 à posséder une vraie renommée mondiale. On sent tout de suite la différence avec un récit mieux construit et mieux écrit. Une façon de bien finir ce recueil qui n’a vraiment rien d’indispensable.

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