BREVES DE COMPTOIR : Brèves trop longues

brevesdecomptoirafficheDans la série des adaptations cinématographiques relativement improbables, voici Brèves de Comptoir. Il est vrai qu’il était difficile d’imaginer comment transformer ces centaines de petites phrases issues de la grande sagesse des alcooliques en un long métrage. C’est pourtant le pari tenté par Jean-Michel Ribes. Un pari qu’il a sûrement réussi aussi bien que possible. Cependant, l’exercice était sans doute trop difficile pour que le résultat soit totalement satisfaisant.

Le principe de la brève est d’être courte. Certes, en les empilant, on arrive à tenir 1h40, mais au prix d’une certaine lassitude, pour ne pas dire un certain écœurement. Pendant une bonne heure, on apprécie pleinement Brèves de Comptoir. Certaines phrases sont quand même particulièrement savoureuses de génie fulgurant ou de bêtise profonde. J’ai un petit faible pour « Je ne suis pas raciste. C’est à cause des gars comme moi qu’on va finir par se faire niquer par les arabes ». Mais voilà, le principe a ses limites et on finit quand même par se lasser. Jean-Michel Ribes tente bien d’apporter un peu d’originalité et de renouveau par sa mise-en-scène mais ses tentatives sont de moins en moins convaincantes au fur et à mesure.

brevesdecomptoirReste une très belle brochette d’acteurs et d’actrices qui doivent donner vie à leurs répliques pour en sublimer le caractère comique ou affligeant. Certains y arrivent à merveille (Didier Bénureau, Grégory Gadebois, Régis Laspalles…), d’autres en font beaucoup trop (Bruno Solo, François Morel…), mais ils y mettent tous beaucoup d’énergie et de talent. Mais ils restent forcément enfermés dans les limites de l’exercice, faisant de Brèves de Comptoir un film à la fois très réussi, mais terriblement lassant sur la fin.

LA NOTE : 11/20

Fiche technique :
Réalisateur : Jean Michel Ribes
Scénario et dialogues : Jean-Michel Ribes et Jean-Marie Gourio, d’après les Brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio
Musique : Reinhart Wagner
Directeur de la photographie : Philippe Guilbert
Décors : Patrick Dutertre
Montage : Scott Stevenson
Durée : 100 minutes

Casting :
Chantal Neuwirth : la patronne
Didier Bénureau : le patron
Christian Pereira : le garçon de café
André Dussollier : l’homme politique1,2
Yolande Moreau : Madame Lamelle
Bruno Solo : Bolo
François Morel : Pivert
Grégory Gadebois : chauffeur de taxi
Laurent Gamelon : Rubens
Annie Grégorio : la postière
Dominique Pinon : chauffeur de taxi
Laurent Stocker : Monsieur Laroque
Patrick Ligardes : le coiffeur
Samir Guesmi : Couss
Michel Fau : l’écrivain
Olivier Saladin : Pulmoll
Régis Laspalès : La Moule
Philippe Chevallier : Monsieur Latour
Alban Casterman : Monsieur Jean
Rachel Pignot : choriste
Dominique Besnehard : choriste
Gilles Cohen : l’Anesthésiste
Philippe Vieux : employé pompes funèbres
Isabelle de Botton : joueuse de cartes
Lola Naymark : la rousse
Grégoire Bonnet : le contremaître
Sébastien Thiéry : le type à casquette
Ged Marlon : employé Monofixe
Valérie Mairesse : Madame Pelton
Daniel Russo : Jacky
Raphaëline Goupilleau : employée Monofixe
Marie-Christine Orry : employée Monofixe
Christine Murillo : la commerçante
Serge Bagdassarian : le philosophe
Jenny Cleve : la vieille dame
Marcel Philippot : Monsieur Rabier
Jean-Claude Leguay : la Tonne
Eric Verdin : l’égoutier
India Hair : la gourmande
Alexie Ribes : Gigi
Fabienne Pascaud : la dame en deuil

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