UN REGARD SUR 2014

renaudlavillenieBon, comme je n’ai pas été très fidèle à cette partie de mon site en 2014, je vais brosser d’un seul coup un rapide tour d’horizon de ce que dont j’aurais pu parler au cours de l’année.

Premièrement, je n’ai pas eu l’occasion de faire honneur à plusieurs de nos grands champions qui auraient mérité bien plus qu’un billet. Au premier rang d’entre eux, Renaud Lavillenie dont le record du monde au saut à la perche représente une performance historique pour le sport français et même mondial. On n’efface pas des tablettes une légende comme Sergueï Bubka sans y rentrer soi-même. Le grand public ne mesure pas encore assez la place qu’il occupe au panthéon des athlètes. Un deuxième titre olympique en 2016 l’y aiderait évidemment.

Un objectif qui sera aussi celui de Teddy Riner à Rio. Champion du monde pour la 7ème fois à seulement 25 ans, le géant écrase son sport comme rarement un sportif français l’avait fait. David Douillet avait lui aussi longuement dominé le judo mondial, mais pas avec cet éclat, cette écrasante facilité apparente et cette formidable aura de sympathie. A force, il banalise ses propres performances. Mais une telle constance ne peut que forcer le respect. Un immense respect !

Martin Fourcade aura lui gagné deux titres olympiques d’un seul coup, échouant pour quelques centimètres à réaliser le triplé comme Jean-Claude Killy avant lui. Mais il a triomphé dans une position qu’affectionnent rarement les athlètes français : celle du grand favori. Il fut cependant bien fidèle au rendez-vous et c’est tout en son honneur. Ne doutons pas qu’il règnera encore quelques temps sur sa discipline. Espérons-le pendant encore un peu plus de trois ans.

Moins médiatisée fut la résurrection de Julien Absalon. On l’avait quitté abandonnant à Pékin, échouant dans sa quête d’un troisième titre olympique. A nouveau champion du Monde, il peut envisager de le conquérir à Rio. La capitale brésilienne pourrait être le lieu du sacre de Florent Manaudou. Champion olympique surprise en 2012, il s’est imposé depuis comme le maître absolu du sprint court mondial. Mais un an et demi, c’est long et il faudra savoir rester au sommet.

Côté sports collectifs, l’année fut plutôt bonne, dans la foulée de nos handballeurs à nouveau invincibles, même si beaucoup d’exploits ont été suivis de petites déceptions. Ah le mal français ! Nos basketteurs ont signé contre l’Espagne, en quart de finale du Championnat du Monde, un exploit retentissant, faisant preuve d’une force et d’une maîtrise assez inattendues en l’absence de Tony Parker. Dommage qu’un début de match catastrophique en demi contre la Serbie les ai privés d’une finale contre les Américains que tout le monde attendait. Le crash de l’équipe féminine de handball à l’Euro a été lui aussi aussi spectaculaire que ses deux victoires du premier tour contre les deux favorites du tournoi. Enfin, quelle cruauté de voir nos rugbywomen échouer ainsi en demi-finale à domicile alors qu’elles avaient largement les moyens de conquérir ce titre de championne du monde !

Pour finir, un mot sur notre équipe de France de Coupe Davis. Elle résume à elle seule tous les paradoxes du sport français. Dans l’absolu, sa performance fut remarquable. Comment lui demander de dominer une équipe composée des 2ème et 4ème joueurs mondiaux ? Atteindre la finale dès sa première année de capitanat aurait du assurer à Arnaud Clément un avenir serein. Pourtant, on est ressorti de cette finale avec un goût d’inachevé. Faisant preuve d’une arrogance un peu mal placée avant le jour J, les joueurs français n’ont pas tous donné l’impression de donner le meilleur d’eux-mêmes et le public leur en a beaucoup voulu. Mais c’est peut-être le signe que notre pays perd peu à peu son goût pour les Poulidor. Et ça, c’est vraiment tant mieux !

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