CONNASSE, PRINCESSE DES COEURS, GOOD KILL : Du bon version abrégée

connasseprincessedescoeursBon, cela fait une semaine que je dois réécrire deux critiques que j’ai perdues suite à un bug informatique, et j’ai quand même la méga flemme. Mais faut vraiment que je m’y colle parce que sinon je vais prendre du retard. En plus, c’est deux films dont j’ai envie de dire du bien, alors ça me chagrine de manquer à ce point de courage. Pour tout de même surmonter ce manque de motivation, j’ai fait un deal avec moi-même et vous livrer mon propos en version raccourcie. On m’a dit récemment que mes critiques étaient parfois un peu frustrantes parce que trop courtes… On verra plus tard pour y remédier (ou pas…).

On commence par Connasse, Princesse des Coeurs. Un film que je ne me serais jamais imaginé aller voir et encore moins aimé. En effet, Camille Cottin me met beaucoup plus mal à l’aise qu’elle ne me fait rire à la télévision. Mail il est vrai, que la bande-annonce parvenait à faire envie et que les critiques étaient étonnament bonnes. Finalement, cela donne un « Borat » à la française, plutôt bien construit, où aucune situation ne s’éternise inutilement et qui arrive vraiment à créer un personnage très attachant, malgré son caractère insupportable. C’est drôle, sans être hilarant et sans jusqu’à aller parler de « suspense », on se demande quand même où cela va nous mener. Bref, un passage étonnament réussi sur grand écran.

goodkillafficheOn poursuit avec Good Kill, un film qui nous plonge au cœur de la guerre menée par l’armée américaine en Irak et en Afghanistan… mais vu derrière un écran et un joystick depuis Las Vegas. En effet, ce film nous parle des pilotes de drônes qui font la guerre avec des horaires de bureaux. Après Demineurs et American Sniper, on découvre une nouvelle facette de l’impact que peuvent avoir ces conflits d’un nouveau genre sur ceux qui les vivent. Ce film rappelle avec force que même si le missile est lancée à des milliers de kilomètres de distance, il n’en reste pas moins des morts à l’arrivée et des hommes qui doivent vivre avec la culpabilité de les avoir provoqués. Et rentrer chaque soir retrouver bobonne n’y change rien. Le film est peut-être parfois un peu répétitif, mais le propos est salutaire, très bien construit et parfois passionnant. Il s’agit avant tout d’un film de personnages et ceux-ci sont marquants, aider par le talent de leurs interprètes, Ethan Hawke en premier lieu. Un film fort qui méritait mieux qu’un passage finalement assez discret sur nos écrans.

LES NOTES :

CONNASSE, PRINCESSE DES COEURS : 12,5

GOOD KILL : 14

CONNASSE, PRINCESSE DES COEURS
Fiche technique :
Production : LGM productions, Les productions de la connasse, Gaumont, Silex films, TF1 Films Production
Distribution : Gaumont Distribution
Réalisation : Eloïse Lang, Noémie Saglio
Scénario : Eloïse Lang, Noémie Saglio
Montage : Sandro Lavezzi
Photo : Thomas Bremond
Musique : Fred Avril
Durée : 80 mn

Casting :
Camille Cottin : La Connasse

GOOD KILL
Fiche technique :
Production : Voltage pictures, Dune films, Sobini films
Distribution : La Belle Company
Réalisation : Andrew Niccol
Scénario : Andrew Niccol
Montage : Zach Staenberg
Photo : Amir Mokri
Décors : Guy Barnes
Musique : Christophe Beck
Directeur artistique : Robert Scoville
Durée : 102 mn

Casting :
Ethan Hawke : Tom Egan
January Jones : Molly Egan
Zoë Kravitz : Vera Suarez
Jake Abel : Zimmer
Peter Coyote : Langley
Bruce Greenwood : Jack Jones

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