THE LOBSTER : WTF ?

thelobsterafficheLa notion de scénario ou au moins de pitch éculé a constitué le fil rouge de mes dernières critiques. Mais nous pouvons être rassuré, il existe encore des idées radicalement originales qui n’ont pas encore été portées à l’écran. La preuve avec The Lobster, un film dont le point de départ assez délirant est traité avec le plus grand sérieux pour un résultat surprenant et réussi.

Personnellement, je vous conseille de faire comme moi, c’est à dire d’aller voir The Lobster en en sachant le moins possible sur l’histoire. Vous passerez ainsi un premier quart d’heure les yeux écarquillés en vous disant : qu’est ce que c’est que ce délire ? ou What the Fuck ? si vous êtes plus grossier et anglophone. Puis une fois que vous aurez assimilé ce point de départ inattendu, vous vous laisserez charmer par ce scénario qui ne ressemble à aucun d’autres et qui continuera à vous proposer bien des surprises jusqu’au dénouement.

thelobsterIl est clair que The Lobster s’adresse uniquement à ceux qui apprécient l’humour au 800ème degré et très, mais alors vraiment très, décalé. Il y a dans ce film très certainement la volonté de nous livrer une satyre de certains penchants de nos sociétés, mais ce qui domine c’est surtout le plaisir d’emmener le spectateur là où il ne s’imaginait pas aller un jour. Tous les acteurs jouent le jeu avec un talent et un aplomb remarquables. Ce n’est pas du grand cinéma, mais au moins on tient là le souffle de créativité pure qui manquait à cet automne cinématographique.

LA NOTE : 13,5/20

Fiche technique :
Production : Element Pictures, Haut et Court, Scarlet Films, Film4, Lemming Film, Faliro, Limp
Réalisation : Yorgos Lanthimos
Scénario : Yorgos Lanthimos, Efthimis Filippou
Montage : Yorgos Mavropsaridis
Photo : Thimios Bakatakis
Décors : Jacqueline Abrahams
Distribution : Haut et Court
Son : Johnnie Burn
Durée : 118 min

Casting :
Colin Farrell : David
Rachel Weisz : la femme myope
Olivia Colman : la gérante de l hôtel
Ben Whishaw : l’homme qui boite
Léa Seydoux : la chef des solitaires
John C. Reilly : l’homme qui zozotte

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