
Le Complot des Materèse nous propose en effet un récit qui n’arrive jamais à vraiment nous passionner. Forcément, une grande partie du mystère a disparu et il faut avouer qu’il constituait une bonne partie de l’intérêt du premier volet. Mais il n’y a pas que ça. Les nouveaux personnages sont en effet totalement transparents et on ne retrouve absolument pas le charme que pouvait avoir le duo d’espions américano-soviétique, contraints de collaborer, de l’épisode précédent. Bref, on s’ennuie assez ferme pour arriver à un dénouement qui ne nous fait à peine lever un sourcil.
Le Complot des Materèse bénéficie du style efficace, à défaut d’être brillant, de Robert Ludlum. Ce n’est évidemment pas suffisant pour donner un réel intérêt à ce roman qui apparaît totalement superflu. La bibliographie du père de Jason Bourne ne compte pas que des chefs d’œuvre, loin de là, mais ce roman figure vraiment en queue de peloton.