
Comme toujours, ce genre de roman présente un double intérêt. Les amateurs d’histoire apprécieront cette découverte de la haute société romaine du 1er siècle. Cave Canem propose même un glossaire des mots latins qui parsèment le récit, des personnages historiques et des lieux. On est donc au bord de la volonté pédagogique, mais sans pour autant que cela alourdisse le récit. Ceux qui voudront zapper cet aspect du roman le pourront sans problème, même si le sens de quelques termes ici ou là leur échappera.
Cave Canem nous propose également une intrigue « policière » qui constitue le cœur du récit. La forme rappelle Agatha Christie. Danila Comastri Montanari n’a cependant pas tout à fait le même talent. Sa plume est cependant agréable et légère. La principale limite réside dans la galerie des personnages. Elle est sympathique, mais aurait mérité d’être peuplé de figures plus marquantes. Au final, la lecture est facile, agréable et distrayante, ce qui constituent de qualités plutôt appréciables.