POUSSIERES D’ETE

elvisandnixonafficheOn commence par un petit mot sur un film sorti bien avant les autres. Simplement, je me suis aperçu que j’avais oublié d’écrire une critique en temps en en heure. Elvis & Nixon est un film plaisant et surprenant. Plaisant car réalisé avec un certain talent et une vraie intelligence. Surprenant car elle nous raconte une histoire inattendue, à la fois réelle et imaginaire, celle de l’entrevue ayant vraiment eu lieu entre Elvis et le Président Nixon, dont les scénaristes imaginent la teneur. Mais il nous permet surtout d’assister à deux jolis numéros d’acteurs de la part de Michael Shannon et de Kevin Spacey.

On enchaîne avec Toni Ederman un film allemand de près de trois heures, dont certains affirment qu’il aurait du recevoir la Palme d’Or. Je ne pense pas avoir vu le même film qu’eux tant il s’assimile à un long moment de solitude. Solitude face à des personnages vis-à-vis desquels on a bien du mal à ressentir la moindre empathie, tant ils sont antipathiques. Entre la fille dépressive parce qu’elle travaille dans un cabinet de conseil qui l’envoie vivre en Roumanie et à qui on a envie de dire « c’est ton choix, vu ton diplôme, tu peux a priori faire autre chose » et son père qui est tout simplement insupportable et qui nous fait dire « avec un père comme ça, moi aussi je serai dépressif », il n’y a pas grand chose à sauver ce long désastre sans grand intérêt.

lefilsdejeanafficheVient ensuite, trois films français à ranger dans la série des « bien mais pas top ». Tout d’abord, le Fils de Jean. Le film est beau, l’histoire est bien racontée, même si on sent arriver le rebondissement d’un peu loin. L’émotion est là, on verse même une petite larme car cette fois on a pu s’attacher aux personnages. Enfin, rien ne vient non plus marquer profondément les esprits. Le sujet est moins fort que celui de Welcome, mais ça n’enlève rien au talent de Philippe Lioret dont le sens de la narration et de la direction d’acteurs restent remarquables. Et vu le quasi désert cinématographique qu’a représenté cet été, il est au final un des meilleurs films sortis à cette période.

Réunir à nouveau le réalisateur Pascal Chaumeil et Romain Duris à l’écran, après l’immense réussite de l’Arnacoeur, était particulièrement prometteur. Surtout avec un scénario signé Michel Blanc. Un Petit Boulot est effectivement convaincant, éminemment distrayant, sans pour autant atteindre des sommets. Une comédie sympathique, sans grande prétention, où tout le monde cabotine gentiment. Ca permet de passer un bon moment un soir de pluie, mais n’a pas l’épaisseur suffisante pour prétendre au titre de film culte.

frantzafficheEnfin, on termine avec Frantz de François Ozon. Un film qui a les mêmes qualités et les même défauts qui caractérisent sa filmographie. C’est esthétiquement très réussi, chaque plan est parfaitement cadré, les acteurs sont impeccablement dirigés, le récit est déroulé avec rythme et fluidité. C’est presque parfait… et comme d’habitude presque trop. A force de frôler une sorte de perfection académique, François Ozon oublie encore une fois de donner le petit supplément d’âme qui ferait toute la différente. Comme d’habitude, on admire plus son film qu’on ne le vit avec le cœur et les tripes. Et c’est toujours aussi dommage !

LES NOTES :
ELVIS & NIXON : 13/20
TONI EDERMAN : 06/20
LE FILS DE JEAN : 13/20
UN PETIT BOULOT : 12,5/20
FRANTZ : 12/20

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