DON’T BREATHE – LA MAISON DES TENEBRES, LE CIEL ATTENDRA : La peur sous toutes ses formes

dontbreatheafficheUn film peut faire peur pour deux raisons. Parce qu’il nous plonge dans un imaginaire effrayant, peuplé de monstres et de dangers. Ou bien il peut renvoyer à une réalité bien réelle qui dérange et renvoie à nous peurs du quotidien. Deux très bons exemples à travers deux films très différents nous ont été offerts sur nos grands écrans ces dernières semaines. Pour le premier cas évoqué plus haut, Don’t Breath, la Maison des Ténèbres, un film dont le titre comporte un jeu de mots qui peut induire le spectateur en erreur. Aucune forces sataniques dans ce film, simplement… un aveugle.

Don’t Breath, la Maison des Ténèbres est un parfait exemple de film qui fait peur dans le sens où il reprend des mécanismes archi-classiques. Ils sont mis en œuvre avec un réel talent et une grande efficacité, il est vrai. La présence de l’aveugle apporte un peu de nouveauté, mais on reste au stade de variations sur des thèmes connus. Les amateurs de groupes de jeunes poursuivis par un psychopathes apprécieront, les autres aussi mais avec peut-être un peu moins d’enthousiasme. Un film réussi, mais, cécité ou pas, avec un petit air de déjà-vu !

lecielattendraafficheLe Ciel Attendra se situe à un tout autre endroit dans le spectre cinématographique. Il nous plonge dans les mécanismes qui conduisent des jeunes filles de bonne famille à sombrer sous l’influence totale de radicaux islamistes qui les manipulent. Un sujet d’actualité donc, mais traité avec assez d’intelligence pour nous faire ouvrir les yeux sur une réalité passablement effrayante, tout en gardant une petite part d’optimisme néanmoins.

Le Ciel Attendra est un film avant tout profondément humain. Ils parlent avant tout de ces personnages, des jeunes filles et de leurs parents. Il n’y a ni manichéisme, ni misérabilisme. Le propos garde un certain recul sur le fond, mais nous fait partager pleinement les émotions ressenties par tous les protagonistes. L’équilibre n’était pas évident à trouver et Marie-Castille Mention Schaar est parvenu à trouver le bon pour nous livrer un film réussi en tout point. La profondeur du sujet est couplé avec un fil rouge narratif parfaitement construit. Le casting est dirigé avec beaucoup de justesse. Tout n’est peut-être pas totalement convaincant, mais le film a vraiment le mérite d’aborder de front un sujet épineux et évite la plupart des pièges dans lesquels il aurait pu facilement tomber.

LES NOTES :
DON’T BREATHE, LA MAISON DES TENEBRES : 12/20
LE CIEL ATTENDRA : 14/20

DON’T BREATHE, LA MAISON DES TENEBRES :
Fiche technique :
Réalisation : Fede Alvarez
Scénario : Fede Alvarez et Rodo Sayagues
Direction artistique : Naaman Marshall
Décors : Adrien Asztalos et Erick Donaldson
Costumes : Carlos Rosario
Photographie : Pedro Luque
Montage : Eric L. Beason, Louise Ford et Gardner Gould
Musique : Roque Baños
Production : Fede Alvarez, Sam Raimi et Robert Tapert
Genre : horreur
Durée : 88 minutes

Casting :
Stephen Lang : l’aveugle
Jane Levy : Rocky
Dylan Minnette : Alex
Daniel Zovatto : Money
Franciska Töröcsik : Cindy

LE CIEL ATTENDRA
Fiche technique :
Production : Willow Films, UGC Images, France 2 Cinéma
Distribution : UGC Distribution
Réalisation : Marie-Castille Mention-Schaar
Scénario : Marie-Castille Mention-Schaar, Émilie Frèche
Montage : Benoit Quinon
Photo : Myriam Vinocour
Décors : Valérie Faynot
Musique : Pascal Mayer
Durée : 100 min

Casting :
Clotilde Courau : Sylvie
Zinedine Soualem : Samir
Sandrine Bonnaire : Catherine
Naomi Amarger : Mélanie Thénot
Noémie Merlant : Sonia Bouzaria
Sofia Lesaffre : Jamila

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.