LES AVENTURIERS DE LA MER, TOME 2 : LE NAVIRE AUX ESCLAVES (Robin Hobb) : Le récit largue les amarres

lenavireauxescalvesL’insupportable habitude des éditeurs français de découper les œuvres d’héroic fantasy en plusieurs tomes, quand l’œuvre anglo-saxonne originale est un pavé, donne des romans mal équilibrés. C’était le cas du premier volet de la saga les Aventuriers de la Mer, qui ne constitue qu’un premier tiers d’un roman sous sa vraie forme. Une simple introduction donc, qui a bien du mal du coup à enthousiasmer totalement. Heureusement, les choses s’améliorent avec le deuxième tome, le Navire aux Esclaves. Même s’il ne s’agit que d’une deuxième tiers donc sans réelle conclusion.

Depuis que j’ai lu un tome de Trône de Fer sous sa forme originale et que j’ai vu la différence, je pense que je vais finir par m’efforcer de faire la même chose avec toutes les sagas ainsi charcutées. Le Navire aux Esclaves nous permet de plonger enfin dans un peu d’action après une longue présentation des personnages et des enjeux lors de l’épisode précédent. Mais c’est vrai que le récit s’arrête un peu arbitrairement. Certes, cela crée une certaine frustration qui donne envie de connaître la suite. Mais cela donne aussi l’impression injuste que l’auteur de ne sait pas trop où aller.

Globalement, le Navire aux Esclaves m’a permis tout de même d’entrer définitivement dans cette saga. Elle n’a pas (pour l’instant ?) le même charme que l’Assassin Royal, dont elle constitue une sorte de spin-off. Cependant, les fans de Robin Hobb reconnaîtront le style de la romancière et auront toutes les chances d’être à nouveau séduits. Encore une fois, je ne pourrai pas me qualifier de totalement enthousiaste, mais tout de même assez happé par le récit pour vouloir le poursuivre avec un grand plaisir.

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