T2 TRAINSPOTTING : Même les junkies sont nostalgiques

t2trainspottingafficheQuand on va voir la suite 20 après d’un film culte de son adolescence, on s’attend à deux choses. D’une part, un peu de nouveauté quand même, histoire de se dire qu’on ne s’est pas non plus déplacé pour rien. Mais d’autre part, beaucoup de liens avec le premier volet pour pouvoir s’adonner au doux plaisir de la nostalgie. Voici très certainement l’état d’esprit qui habitait les gens de ma génération au moment d’aller voir T2 Trainspotting. Pour un des deux aspects, ils en ont eu pour leur argent. Pour l’autre c’est moins sûr.

Ne gardons pas le suspense plus longtemps, T2 Trainspotting est avant tout un film nostalgique. Nostalgique par les souvenirs qu’il réveille chez le spectateur. Mais aussi parce que c’est un des sujets principaux du film. Un film sur le temps qui passe et la jeunesse depuis longtemps envolée, jusqu’au moment où on s’aperçoit qu’on a peu foiré sa vie et qu’il est trop tard pour tout recommencer. Cette synergie entre l’état d’esprit du public et le fil rouge du film fait la force de ce dernier et explique qu’au final on passe tout de même un excellent moment.

t2trainspottingAprès, sans cet œil nostalgique, il n’est pas évident de trouver à T2 Trainspotting un intérêt délirant. L’intrigue offre quelques rebondissements, mais tout sonne comme un prétexte à ce que j’ai développé précédemment. La seule nouveauté est le personnage réussi interprété par Anjela Nedyalkova. Elle apporte un peu de fraîcheur, alors que tout le reste s’apparente quand même à un grand recyclage. C’est certes écologique, mais un peu frustrant, surtout venant d’un réalisateur comme Dany Boyle qui ne force vraiment pas son talent. Mais au final, pour un spectateur comme moi, le bilan reste positif.

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Production : Cloud eight films, DNA films, Decibel Films, Tristar pictures
Distribution : Sony Pictures
Réalisation : Danny Boyle
Scénario : John Hodge, D’après Porno de Irvine Welsh
Montage : Jon Harris
Photo : Anthony Dod Mantle
Décors : Patrick Rolfe, Mark Tildesley
Musique : Rick Smith
Durée : 117 min

Casting :
Irvine Welsh : Mikey Forrester
Kelly Macdonald : Diane
Anjela Nedyalkova : Veronika
Robert Carlyle : Begbie
Ewen Bremner : Spud
Jonny Lee Miller : Sick Boy
Ewan McGregor : Renton
Shirley Henderson : Gail

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.