LA JEUNE FILLE ET SON AIGLE : Aishol-pan méritait mieux

lajeunefilleetsonaigleafficheLes moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, mais beaucoup de gens de ma génération ont connu les longues soirées diapositives. Des paysages parfois très beaux mais photographiés sans talent. Et ce pendant des heures… Si jamais vous avez la moindre nostalgie de ces soirées chez Tata Jacqueline, vous pouvez aller voir la Jeune Fille et Son Aigle. Pour les autres, rassurez-vous, l’histoire racontée est infiniment plus passionnante que les vacances de votre Tata Jacqueline !

Lorsque que j’ai vu pour la première fois la bande-annonce de la Jeune Fille et Son Aigle, je n’ai pas immédiatement compris qu’il s’agissait réellement d’un long métrage voué à une exploitation sur grand écran. En effet, j’ai rarement vu une réalisation aussi indigente. Elle fait passer celle des documentaires du samedi après-midi du temps d’Animalia pour du Kubrick. Les paysages absolument sublimes sont à l’étroit dans ces images qui semblent venir d’un autre temps. Mais c’est surtout l’histoire qu’elles racontent qui méritaient infiniment plus d’espace.

lajeunefilleetsonaigleL’histoire d’Aishol-pan fait partie de celles qui valent bien un film. Cette jeune Kazakh n’a rien à envier à bien des super-héros bodybuildés. Avec son sourire et ses yeux d’enfants, elle provoque surtout une sympathie et un attachement plus sincère et plus profond que bien d’entre eux. Et n’oublions pas son sublime oiseau, majestueux et captivant. La Jeune Fille et Son Aigle porte donc bien son nom. Il nous offre une rencontre rare et inoubliable. Mal filmé certes, mais rare et inoubliable quand même.

LA NOTE : 12,5/20

Fiche technique :
Production : 19340 productions, Sony Pictures Classics
Distribution : ARP Selection
Réalisation : Otto Bell
Montage : Pierre Takal
Photo : Simon Niblett
Musique : Sia
Durée : 84 min

Casting :
Daisy Ridley : Narratrice

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