UPSTREAM COLOR : Flou artistique

upstreamcolorafficheIl est des films tellement indescriptible qu’il en est même difficile de décrire les sentiments qu’ils nous inspirent. C’est le cas de Upstream Color, un film relativement inclassable sur la forme et le fond. Une curiosité cinématographique sorti… il y a quatre ans de l’autre côté de l’Atlantique. Je ne sais donc pas très bien ce qui a poussé soudainement des distributeurs à finalement programmer ce film sur les écrans français. Je ne sais même pas trop quoi dire à son propos. Ni je dois inciter ou décourager les spectateurs éventuels. Bref, même avec quelques jours, je reste particulièrement circonspect.

Je vais donc essayer d’aborder ce film de manière objective. Sur la forme d’abord. L’histoire est racontée sans réels dialogues, sans continuité claire. Il est formé d’une succession de flashs plus ou moins long, certains fugaces, certains ressemblant quand même à des scènes au sens classique du terme. C’est ainsi que nous ai raconté l’histoire d’une manière un peu floue donc, puisque le spectateur doit combler beaucoup de vides. Cependant, on la comprend tout de même, mais sans vraiment avoir l’occasion notamment de connaître réellement les personnages. Du coup, il est bien difficile de s’y attacher. C’est sans doute là que réside la principale limite de Upstream Color, qui reste au fond avant tout un exercice de style intéressant, mais un peu froid.

upstreamcolorLe fond de l’histoire n’est pas banal non plus. Entre science-fiction, polar, drame psychologique, teinté de comédie romantique. Upstream Color est à la fois totalement éloigné de ces étiquettes, tout en pouvant tout de même revendiquer de reprendre des éléments qui leur sont familiers. Finalement, il est difficile de savoir si avoir choisi à la fois un fond et une forme particulières rend le film particulièrement intéressant, ou au contraire trop obscur pour être pleinement apprécié. Bref, même en mettant des mots sur ce que j’ai pu ressentir devant ce film tout reste flou. Mais quelqu’un n’aurait pas-t-il dit « Quand c’est flou, y a un loup ? ».

LA NOTE : 12/20

Fiche technique :
Réalisation : Shane Carruth
Scénario : Shane Carruth
Photographie : Shane Carruth
Montage : Shane Carruth et David Lowery
Musique : Shane Carruth
Producteur : Shane Carruth, Casey Gooden et Ben LeClair
Durée : 96 minutes

Casting :
Amy Seimetz : Kris
Shane Carruth : Jeff
Andrew Sensenig : Le Sampler
Thiago Martins : Le Voleur
Mollie Milligan : Maggie
Kerry McCormick : Gyn
Charles Reynolds
Jeff Fenter : Rich
Marco Antonio Rodríguez : un technicien du MRI

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