DESOBEISSANCE : Le mot de la fin

desobeissanceafficheCertaines bandes-annonces indiquent de manière bien trop claire et exhaustive le contenu d’un film et parfois jusqu’au dénouement. Personnellement, cela ne me donne jamais l’envie d’aller voir le long métrage en question, bien au contraire. Ainsi, je n’étais pas spécialement emballé à l’idée d’aller voir Désobéissance. Finalement, je me suis laissé tenter. Le scénario était bien celui que j’imaginais, mais heureusement il n’avait pas exposé non plus toute sa richesse au travers de la bande-annonce. On peut regretter d’avoir dévoilé tant de choses au public avant même le début du film. Mais en tout cas, le spectateur, et moi-même évidemment, ne regrette pas d’y avoir été malgré tout.

Désobéissance vaut bien de se rendre dans une salle obscure car il nous propose déjà un dénouement que la bande-annonce ne laissait pas spécialement présager. Cela permet de créer une réelle tension narrative du début à la fin, combien même le chemin parcouru reste pendant longtemps relativement balisé et attendu. Le rythme est assez lent de plus, le récit aurait donc pu facilement perdre tout intérêt et plonger le spectateur dans l’ennui. Mais la curiosité de ce dernier reste vive de bout en bout et jusqu’aux dernières secondes il se demande où tout cela va le mener. Apporter une belle conclusion est particulièrement cruciale pour une histoire dramatique et elle est ici assez convaincante pour laisser le spectateur sur une excellente impression.

desobeissanceDésobéissance se démarque aussi par la qualité de ses personnages. La bande-annonce nous donnait un avant-goût des relations qu’ils entretiennent entre eux, mais sans traduire la profondeur de leur personnalités respectives. De plus, les rapports qu’ils entretiennent vont évidemment évoluer au cours du récit et cette évolution joue un rôle central dans le dénouement particulièrement réussi que j’évoquais précédemment. La qualité de la performance de Rachel McAdams et Rachel Weiz y est pour beaucoup, mais on en attendait pas moins de deux actrices aussi formidables. La vraie révélation de ce film reste Alessandro Nivola qui tient là son plus grand rôle, lui qui naviguait plutôt auparavant dans les troisièmes parties de casting. Son interprétation sert de catalyseur à celle de ses deux partenaires. Le trio crédibilise le film de manière remarquable et lui offre un impact supplémentaire.

LA NOTE : 14/20

Fiche technique :
Réalisation : Sebastián Lelio
Scénario : Sebastián Lelio, Rebecca Lenkiewicz, Naomi Alderman (Roman)
Musique : Matthew Herbert
Production : Ed Guiney, Frida Torresblanco, Rachel Weisz
Durée : 114 minutes

Casting :
Rachel McAdams : Esti
Rachel Weisz : Ronit
Alessandro Nivola : Rabbi Dovid Kuperman
Anton Lesser : Rav Krushka
Bernice Stegers : tante Fruma
Allan Corduner : oncle Moshe
Nicholas Woodeson : Rabbi Goldfarb
Liza Sadovy : Rebbetzin Goldfarb
Clara Francis : Hinda
Mark Stobbart : Lev
Caroline Gruber : Hannah Shapiro
Alexis Zegerman : Riuka

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