LES CHRONIQUES D’ALVIN LE FAISEUR, TOME 5 : FLAMMES DE VIE (Orson Scott Card) : La fin du tas

flammesdevieUn beau jour de 2009, un de mes voisins déposent devant l’entrée de mon immeuble deux cartons plein de livres. Ils deviendront « les livres du tas », me rappelant une époque et un appartement où par terre était un meuble. J’ai depuis emménagé dans des logements m’autorisant à avoir la quantité adéquate de bibliothèques. Mais cette bonne centaine de livres resteront à jamais associés à ce surnom. Le cinquième des Chroniques d’Alvin le Faiseur, Flammes de Vie, est le dernier que je lirai. Il m’en reste bien encore un autre dans ma bibliothèque, mais je ne le lirai pas en tant que tel (parce qu’il correspond à un demi-tome de l’édition livre de poche d’une autre saga). Bon ça peut paraître anecdotique, mais c’est un petit d’émotion pour moi !

Et sinon ce roman ? Les Chroniques d’Alvin le Faiseur est une saga que j’ai appris à aimer au fur et à mesure, surtout après un premier tome qui m’avait laissé froid. Orson Scott Card revisite l’histoire de l’Amérique du début du 19ème. Une Amérique où la magie et le merveilleux ont fait dévié l’histoire du cours que nous lui connaissons. Clairement, Flammes de Vie n’est pas le meilleur épisode de la saga. L’auteur a voulu y traité deux thèmes intéressants de l’histoire américaine, l’esclavage et les procès pour sorcellerie, mais le fait d’une manière un rien artificielle. Du coup, l’intrigue principale se retrouve quelque peu parasitée et n’avance pas comme on aurait aimé qu’elle le fit.

Mais quand on aime un univers, on aime y traîner, même quand l’histoire ne fait pas des bonds de géants. J’ai donc apprécié de parcourir Flammes de Vie, même quand le récit devient parfois un peu confus. La deuxième moitié est heureusement bien meilleure et on en ressort avec l’envie de lire le sixième volet des Chroniques d’Alvin le Faiseur. En se plaçant comme ça à la frontière entre le roman fantastique et le roman historique, Orson Scott Card donne une vraie personnalité à son œuvre. Pas facile de trouver des romans vraiment originaux dans ce style. Celui-là l’est, alors autant l’apprécier. Et remercier encore une fois mon ancien voisin.

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