DANS UN JARDIN QU’ON DIRAIT ETERNEL : L’heure du thé

dansunjardinquondiraiteternelafficheTous ceux qui s’intéressent de près ou de loin au Japon ont entendu parler de la cérémonie du thé. Mais seuls ceux qui ont un vraie connaissance des traditions nippones savent réellement ce que cela signifie. J’avoue que je faisais partie des ignorants en la matière. Enfin avant de voir Dans un Jardin qu’on Dirait Éternel. Un film qui nous fait découvrir en profondeur ce pan de la culture japonaise, qui semble hors du temps, mais qui nous permet malgré tout à mieux comprendre le Japon contemporain. Évidemment, il vaut mieux s’intéresser un minimum au sujet pour apprécier ce film.

Si vous cherchez ne serait-ce qu’un minimum d’action, alors il vaut mieux peut-être éviter Dans un Jardin qu’on Dirait Éternel. Le film s’avère relativement contemplatif, à l’image d’une tradition qui cherche à créer une parfaite harmonie. Le film prend vraiment le temps d’explorer toutes les facettes de cette fameuse cérémonie à travers le parcours initiatique d’une jeune femme… sur plusieurs dizaines d’années. On se rend compte ainsi de toute la complexité d’un sujet dont on n’imaginait pas forcément faire un film. On en ressort moins ignorant, ce qui peut être un vrai plaisir pour ceux qui font preuve d’une curiosité envers le Japon et ses mystères. Les autres peuvent s’ennuyer ferme, il faut bien l’admettre.

dansunjardinquondiraiteternelDans un Jardin qu’on Dirait Eternel est un film authentiquement japonais. Déjà du fait de son sujet, mais aussi dans la forme. Là aussi, certains pourront voir poindre l’ennui. D’autres seront ravis de se faire bercer par le rythme lent et paisible d’un art de la narration qui ressemble au final d’assez près à l’art de préparer un thé dans le respect des traditions. Le film doit aussi beaucoup à Haru Kuroki. Déjà parce qu’elle est l’actrice principale de ce film, mais aussi sa narratrice. Le son de sa voix et le rythme de sa diction jouent un rôle important dans l’ambiance générale qui plane sur ce film. Elle est vraiment l’âme. Et par la même occasion, elle incarne aussi l’âme d’un japon éternel.

LA NOTE : 13/20

Réalisation : Tatsushi Ōmori
Scénario : Tatsushi Ōmori d’après l’autobiographie de Noriko Morishita
Photographie : Kenji Maki
Montage : Ryō Hayano
Musique : Hiroko Sebu
Décors : Mitsuo Harada, Genki Horime
Costumes : Masae Miyamoto
Producteurs : Tomomi Yoshimura, Ryuji Kanai, Takahiko Kondo
Durée : 100 minutes

Casting :
Haru Kuroki : Noriko
Kirin Kiki : Professeur Takeda
Mikako Tabe : Michiko
Mayu Harada : Tadoroko
Saya Kawamura : Sanae
Megumi Takizawa : Yumiko
Mizuki Yamashita : Hitomi
Fuyuka Kooriyama : la mère de Noriko
Chihiro Okamoto : le frère cadet de Noriko
Shingo Tsurumi : le père de Noriko
Mayu Tsuruta : Yukino

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