A COEUR BATTANT : Loin du corps

acoeurbattantafficheL’amour à distance est loin d’être la chose la plus facile à gérer, je peux en témoigner. Mais on se dit qu’avec les moyens modernes de communication, notamment les appels en visio, les choses devraient être plus faciles et permettre aux couples de vivre mieux ce genre de situation. Surtout que les publicités des opérateurs télécoms nous vendent à longueur de spots la proximité qu’ils sont capables de nous apporter avec les êtres chers qui se trouvent loin de nous. Nous auraient-ils menti ? La publicité serait-elle finalement parfois mensongère ? A Cœur Battant nous offre une réponse.

Je ne peux évidemment pas exposer quelle la leçon finale que l’on peut tirer de cette histoire, sans en révéler le dénouement. Je dirais donc simplement que A Cœur Battant est une histoire d’amour. Une histoire d’amour contrariée par la distance mais que les deux protagonistes tentent tant bien que mal de faire vivre, surtout qu’il y a un enfant dans l’affaire. Le film ne s’arrête pas à la problématique de la distance. Il traite aussi de la difficulté de faire vivre une histoire malgré des nationalités et des cultures différentes, même quand elles ne sont pas si éloignées que cela. Au final, le film nous raconte une histoire presque ordinaire, mais à laquelle le cinéma n’a pas donné vie si souvent que cela. Ce film, à défaut d’être génial, semble combler comme un vide dans le panorama de la réalité actuelle que nous offre le septième art.

acoeurbattantA Coeur Battant doit beaucoup à Judith Chemla et Arieh Worhtalter. Il est normal qu’un film qui traite principalement d’une histoire d’amour repose largement sur les épaules de comédiens qui incarnent les deux principaux protagonistes. Mais ici encore plus, puisque une large majorité des plans de ce film sont en fait une vision de ce que chacun voit à travers la webcam de l’autre. Il y a donc énormément de plans serrés, voire de gros plans sur les personnages. Ils sont physiquement omniprésents. Ils ont réussi à trouver la justesse dans leur jeu pour ne pas devenir horripilants et c’est leur plus grand mérite. Une performance d’acteur ne suffit pas à faire un grand film, mais il donne clairement un supplément d’intérêt à celui-ci.

LA NOTE : 11,5/20

Fiche technique :
Réalisation : Keren Ben Rafael
Scénario : Keren Ben Rafael et Elise Benroubi
Photographie : Damien Dufresne
Montage : Flore Guillet
Décors : Damien Dufresne
Casting : Gigi Akoka
Direction de production : Julie Riviere
Réalisation (1er assistant) : Laura Froidefond
Costumes : Élise Cribier-Delande
Son : Elton Rabineau

Casting :
Judith Chemla: Julie
Arieh Worthalter: Yuval
Lenny Dahan: Lenny
Noémie Lvovsky: Chantal
Bastien Bouillon: Charles
Vassili Schneider: Roméo
Gil Weiss: Aner
Joy Rieger: Yali

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