MICHEL-ANGE : Sous le marbre

michelangeafficheTrouver un titre pour une œuvre représente toujours un exercice difficile, qui peut avoir un impact non négligeable sur son succès. Et puis, il y a les biopics. Là, on n’a pas forcément beaucoup de questions à se poser. Certes, on peut opter pour un surnom, comme pour la Môme, mais le plus simple reste de donner au film le nom de celle ou celui dont on raconte la vie comme titre. Ainsi, sans aucune surprise ou originalité, Michel-Ange nous raconte tout simplement la vie de Michel-Ange. Et je parle bien de l’artiste de la Renaissance, pas de la Tortue Ninja (au cas où quelque aurait un doute).

Techniquement, Michel-Ange n’est pas totalement un biopic. En effet, il ne nous raconte pas la vie de ce génie, mais simplement un épisode de son existence. Mais à travers celui-ci, on fait connaissance avec sa personnalité torturée et surtout on découvre un vrai panorama d’une époque. Le scénario est d’une grande richesse et parvient de manière très intelligente à nous livrer une vraie leçon d’Histoire à partir d’une histoire (combien même, ce n’est pas celle de n’importe qui). Toute personne s’y intéressant, que ce soit celle de l’art mais aussi politique, trouvera dans ce film un réel intérêt.

michelangeSur la forme, Michel-Ange s’efforce de montrer l’époque de manière très crue. Si vous associez la Renaissance à une forme de splendeur, ce film vous rappellera la violence de cette époque… et accessoirement son manque d’hygiène parfois. Mais la réalisation d’Andreï Kontchalovski parvient à nous montrer les choses telles qu’elles sont sans sombre dans le voyeurisme. De manière générale, elle se montre brillante sans être spectaculaire. Elle est surtout avant tout au service de la performance flamboyante d’Alberto Testone. Il porte le film sur ses épaules et donne vie à son personnage avec une force qui force le respect. Ce film aura été le dernier que j’aurais vu sur grand écran avant bien longtemps. J’espère en retrouver d’aussi bons quand les cinémas rouvriront.

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Réalisation : Andreï Kontchalovski
Scénario : Elena Kiseleva et Andreï Kontchalovski
Musique : Edouard Artemiev
Direction artistique : Maurizio Sabatini
Costumes : Dmitri Andreev
Photographie : Alexandre Simonov
Montage : Karolina Maciejewska et Sergueï Taraskine
Production : Alisher Usmanov
Production déléguée : Mauro Calevi et Olesya Gidrat
Coproduction : Elda Ferri et Andreï Kontchalovski
Durée : 134 minutes

Casting :
Alberto Testone : Michel-Ange
Yuliya Vysotskaya : la dame à l’hermine
Riccardo Landi : Al Farab
Jakob Diehl : Peppe
Antonio Gargiulo : François Marie Ier della Rovere
Nicola Adobati : Laurent II de Médicis
Massimo De Francovich : le pape Jules II
Simone Toffanin : le pape Léon X
Nicola De Paola : le cardinal Jules de Médicis
Adriano Chiaramida : Ludovico Buonarroti, le père de Michel-Ange
Glen Blackhall : Raphaël
Orso Maria Guerrini : le marquis Malaspina
Federico Vanni : Jacopo Sansovino
Toni Pandolfo : Dante

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