CHRONIQUE DES JO TOKYO : JOUR 1 : Un enthousiasme toujours renouvelé

Tous les quatre ans (ou presque), je raconte la même histoire. Celle d’un jeune adolescent qui, un soir d’été de 1992, est tombé amoureux. Il ne se doutait alors pas que quelque chose allait changer à jamais. Certes, il aimait déjà profondément le sport, dévorant l’Equipe tous les jours depuis le 1er juin précédent. Mais la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Barcelone avait quelque chose de magique, gravant en lui un souvenir qui ne s’éteindra jamais. La magie n’allait jamais s’éteindre pendant quinze jours. Et il attendra désormais toujours tous les quatre ans pour revivre cette magie.

Certes, depuis, je cours toujours un peu après cette magie. J’ai sans doute perdu un peu de capacité d’enthousiasme avec l’âge. Mon amour profond pour les Jeux Olympiques est cependant toujours là. Sinon, je ne serais pas debout à 5h du matin pour mon premier jour de vacances à écrire ces mots. Mais il y a sans doute un peu de nostalgie dans cet amour désormais. Mais la nostalgie est un sentiment comme un autre, qui n’en est pas forcément moins intense. Alors même s’il va falloir se lever tôt, je compte bien vivre pleinement ces Jeux Olympiques de Tokyo, forcément un peu particulier.

Si j’ai perdu de l’enthousiasme avec l’âge, je n’ai pas tout perdu de ma naïveté. Je continue à ressentir une émotion profonde face au défilé des nations. De celui des visages et des costumes, d’une diversité humaine qui se rassemble au centre d’un stade, dans la joie et les sourires. Cela n’existe nul part ailleurs et ça n’a lieu que tous les quatre ans. La trêve olympique antique revit le temps d’un soir, même si la compétition n’arrêtera sûrement plus l’horreur et la violence qui peuvent marquer le monde. Mais le temps d’une cérémonie, on a envie d’y croire.

Place désormais au sport… Le temps d’écrire ce billet, j’ai pu voir du cyclisme, du handball, du ping-pong, du judo, de la boxe, du tir à l’arc… Ca aussi, c’est le magie. Celle du sport qui prend des formes tellement diverses. Chaque médaille nous racontera autant d’histoires. Des histoires au scénario jamais écrit d’avance. La noble incertitude du sport comme l’on dit. Par contre, j’ai la certitude que certaines resteront des souvenirs chargé de joie et d’émotion. Et aussi d’enthousiasme, car l’âge ne me l’a tout de même enlevé totalement.

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