SCREAM : Frisson nostalgique

Le fait qu’Hollywood manque passablement désormais de créativité est un cliché vieux comme Hollywood. Les franchises ont toujours existé, depuis Tarzan dans les années 30 et ce n’est nouveau qu’on les étire à l’infini. Ainsi Johnny Weissmuller aura poussé son célèbre cri à douze occasions. Bref, voir arriver un cinquième épisode de la saga Scream sur nos écrans n’a donc rien de très nouveau. Doit-on pour autant s’en réjouir ? La réponse dépend évidemment de la qualité du film. Et si celui-ci a été plutôt reçu fraîchement par la critique et une partie du public, il possède tout de même assez de qualités pour nous faire passer un bon moment.

Ce nouveau Scream mise clairement sur le retour aux sources. Et il nous offre la même mise en abîme qui a fait le succès de la saga puisque le nouveau tueur suit le même chemin, faisant de lui un personnage d’un film qui suit volontairement les règles imposées par le film dont il est le personnage… Bref, si ce n’est pas clair, c’est que vous n’avez jamais vu un épisode de la série. Si c’est le cas, je ne vous conseillerais pas forcément de commencer par celui-là car s’il joue habilement sur la nostalgie, il faut évidemment la ressentir pour l’apprécier pleinement. On peut regretter encore et encore l’absence de prise de risque et le fan service sans grande imagination, mais il saura satisfaire suffisamment les fans pour qu’ils y trouvent leur compte.

Copyright Paramount Pictures

Si on devait formuler un seul vrai reproche à ce nouveau Scream, c’est son côté beaucoup plus gore et sanguinolant que les épisodes précédents. Certes, cela peut peut-être symboliser une évolution du film d’horreur en général constatée par ailleurs, mais cela apparaît plutôt comme une volonté d’en faire toujours un peu plus pour compenser le manque de renouvellement. Cela n’apporte au final pas grand chose. Sinon, on est heureux de retrouver les principaux acteurs de la série, même si Courtney Cox doit réellement arrêter d’abuser de la chirurgie esthétique. Elle représente au final un élément des plus effrayants de ce film. Sinon, on ne boude pas notre joie de rencontrer une nouvelle génération menée par la très talentueuse Melissa Barrera. Si au final, le frisson n’est pas aussi grand qu’on aurait aimé, il est suffisamment intense pour passer un bon moment, plein de nostalgie.

LA NOTE : 10,5/20

Fiche technique :
Réalisation : Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett
Scénario : James Vanderbilt et Guy Busick, d’après les personnages créés par Kevin Williamson
Musique : Brian Tyler
Direction artistique : Jonathan Guggenheim
Décors : Chad Keith
Costumes : Emily Gunshor
Photographie : Brett Jutkiewicz
Son : Larry Long
Production : Paul Neinstein, William Sherak et James Vanderbilt
Production déléguée : Gary Barber, Chad Villella et Kevin Williamson
Durée : 114 minutes

Casting :
Melissa Barrera : Samantha « Sam » Carpenter
Jenna Ortega : Tara Carpenter
David Arquette : Dewey Riley
Neve Campbell : Sidney Prescott
Courteney Cox : Gale Weathers
Jack Quaid : Richard « Richie » Kirsch
Mason Gooding : Chad Meeks-Martin
Mikey Madison : Amber Freeman
Dylan Minnette : Wes Hicks
Marley Shelton : le shérif Judy Hicks
Jasmin Savoy Brown : Mindy Meeks-Martin
Kyle Gallner : Vincent « Vince » Schneider
Sonia Ben Ammar : Liv McKenzie
Reggie Conques : l’adjoint Farney
Skeet Ulrich : Billy Loomis
Roger L. Jackson : Ghostface (voix)
Heather Matarazzo : Martha Meeks
Chester Tam : l’adjoint Vinson

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