
En 1943, dans la jungle birmane, un régiment de soldats britanniques, capturés par les Japonais, est chargé de construire un pont ferroviaire au dessus de la rivière Kwaï. Le camp de prisonniers est dirigé par le Colonel Saïto, inflexible et pressé par sa hiérarchie de terminer le pont à temps. Mais le régiment est dirigé par un officier tout aussi inflexible, le Colonel Nicholson. Les deux hommes s’opposent à propos du travail des officiers, interdits par la Convention de Genève. Pendant, ce temps, le Commandant Shears, un Américain présent depuis longtemps dans le camp, réussit à s’en échapper pour, espère-t-il alors, ne jamais y revenir.
Le Pont de la Rivière Kwai est un des premiers « blockbuster » de l’histoire, c’est à dire un film à très gros budget au casting rempli de stars et aux scènes spectaculaires, programmé pour cartonner au box-office. Ah évidemment, nous sommes en 1957 et on est loin du déluge d’effets pyrotechniques numériques à la G.I.Joe. Mais la scène finale a longtemps constitué une des scènes les plus spectaculaires de l’histoire du cinéma…surtout quand on sait qu’elle a justement été réalisée sans trucage…
Mais si Le Pont de la Rivière Kwai est entré dans la légende du 7ème art, c’est pour bien plus que ça. C’est avant tout pour ses personnages légendaires, au premier rang desquels figurent l’inflexible Colonel Nicholson, interprété par un Alec Guiness qui a tenu là le rôle de sa vie (non, ce n’est pas celui d’Obi-Wan Kenobi ! qu’il a d’ailleurs détesté). Et ce n’est pas peu dire. Personne n’oubliera jamais son « what I have done » final, qui surpasse de loin celui d’Hayden Christensen dans La Revenge des Sith (ok, j’arrête là les parallèles avec Star Wars).

Le Pont de la Rivière Kwaï est donc un de ses chefs d’œuvre intemporels qui n’ont pas pris une ride, ni perdu une once de leur force.
Fiche technique :
Titre : Le Pont de la rivière Kwaï
Titre original : The Bridge on the River Kwai
Réalisation : David Lean
Scénario : Carl Foreman et Michael Wilson, d’après le roman éponyme de Pierre Boulle
Musique : Malcolm Arnold, interprété par le Royal Philharmonic Orchestra
Direction artistique : Donald M. Ashton
Construction monumentale : Peter Dukelow
Costumes : John Apperson
Maquillage : Stuart Freeborn et George Partleton
Photographie : Jack Hildyard
Ingénieurs du son : John Cox et John Mitchell
Montage : Peter Taylor
Montage sonore : Winston Ryder
Sociétés de production : Columbia Pictures Corporation et Horizon Pictures, Ltd
Producteur : Sam Spiegel
Budget : 3 000 000 $
Format : Couleurs (Technicolor) – 2,55:1 (CinemaScope) – Mono (RCA Sound Recording) – 35 mm
Genre : Guerre
Durée : 161 minutes (2 h 41)
Pays d’origine : Royaume-Uni et États-Unis
Langue : Anglais, japonais, thaï
Dates de sortie :
Royaume-Uni : 2 octobre 1957
États-Unis : 18 décembre 1957 (New York)
France : 25 décembre 1957
Box-office :
États-Unis : 33,3 millions $
France : 13 481 000 entrées
Casting :
William Holden : Commandant Shears
Alec Guinness : Colonel Nicholson
James Donald : Major Clipton
Jack Hawkins : Major Warden
Geoffrey Horne : Sous-Lieutenant Joyce
Sessue Hayakawa : Colonel Saïto
André Morell : Colonel Green
Peter Williams : Capitaine Reeves
John Boxer : Major Hughes
Percy Herbert : Grogan
Harold Goodwin : Baker
Ann Sears : L’infirmière