LES ROYAUMES D’EPINES ET D’OS, TOME 4 : LA DERNERE REINE (Greg Keyes) : L’apothéose était presque parfaite

leroyaumedepinesetdos4Ceux qui ont l’habitude de lire mes avis l’auront compris, Les Royaumes d’Epines et d’Os constitue un des tous meilleurs cycles d’heroic fantasy de ces dernières années. Et son quatrième et dernier tome, la Dernière Reine, est dans la droite lignée des trois précédents. Mais il est aussi celui qui contient ce que tous les lecteurs de la saga attendent avec impatience et avidité depuis la première page : le dénouement ! C’est sans doute ce qu’il y’a de plus difficile à réussir dans une œuvre aussi riche et complexe. Et Greg Keyes s’en sort… (suspense insoutenable !).

Anne Dare a repris le trône de Crotheny et se prépare à la guerre contre Hansa et l’Eglise. Elle envoie sa mère comme ambassadrice pour tenter de stopper un conflit qui semble inévitable. Loin d’eux, Stéphane et Aspar tentent eux-aussi de sauver le monde de la destruction et feront face à des forces de plus en plus puissantes.

J’ai lu la Dernière Reine avec la même avidité que les trois tomes précédents. Cette saga est tellement passionnante qu’elle ne se lit pas, elle se dévore ! J’ai donc lu les 550 premières pages avec un bonheur rare et un enthousiasme réel. Ce dimanche, alors qu’il était minuit, il ne me restait plus que 100 pages à lire. J’avais donc le choix de le finir d’un trait, comme j’en mourrais d’envie, mais avec le risque de lutter contre le sommeil et du coup, de ne pas profiter pleinement du plaisir de la lecture. J’ai choisi la seconde option, celle de repousser ça au lendemain soir, passant la journée de lundi à attendre impatiemment de me retrouver dans mon lit pour cette apothéose.

80 pages plus loin, mon enthousiasme était au plus haut face à un final formidablement haletant. Plus que 20 pages pour tout conclure, cela semblait impossible…. Et c’était effectivement trop peu ! La fin de la Dernière Reine est loin d’être ratée, mais simplement trop rapide et du coup, un peu confuse et avouons-le, un rien frustrante. Sans faire du Tolkien, Greg Keyes aurait gagné à prendre un peu plus son temps.

Rendons cependant à Greg Keyes ce qui lui appartient. Si l’extrême fin des Royaumes d’Epines et d’Os essuient quelques critiques, c’est que le reste place la barre très très haut. L’intensité des deux derniers tomes est tout à fait exceptionnelle, la seule erreur de l’auteur et d’avoir voulu la pousser encore plus loin pour le dénouement. Cela part d’un bon sentiment, mais la réussite ne fut pas totale.

Mais cessons-là ces critiques, qui s’assimilent quand même largement à du pinaillage. La Dernière Reine est un des meilleurs bouquins que je n’ai jamais lu et garde sur plus de 600 pages toutes les qualités qui nous ont fait tant aimer les trois tomes précédents. Un récit clair malgré son incroyable richesse (je vous conseille cependant de ne pas lire les 4 tomes avec un an d’intervalle, surtout les deux derniers), un style direct qui vous fait entrer de manière rare au cœur de l’action qui ne ralentit jamais depuis le milieu du troisième tome. Bref, un livre exceptionnel qui vient conclure une saga exceptionnelle.

Personne n’aurait pu se douter que Greg Keyes nous entraînerait là où se termine la Dernière Reine. C’est une des plus grandes forces des Royaumes d’Epines et d’Os ! La saga n’est en rien cousue de fil blanc et constitue un univers vraiment original et unique. Bien sûr, on y retrouve bien des élément classiques de ce genre, mais qui sont ici mis en scène dans un récit hors du commun de l’héroic fantasy.

Je le répète encore un fois, mais La Dernière Reine et plus largement Les Royaumes d’Epines et d’Os est indispensable à tout amateur de près ou de loin d’heroic fantasy et saura séduire un public simplement amateur de récits palpitants et pleins d’aventures.

P.S : Encore un grand merci à Armelle pour ce superbe cadeau d’anniversaire !

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