LOYALTY TO LOYALTY (Cold War Kids) : On n’aime ou on n’aime pas… Je n’aime pas !

loyaltytoloyaltycoldwarkidsCold War Kids était un groupe que je connaissais de nom et surtout d’une réputation plutôt flatteuse, apparaissant comme un des groupes les plus intéressants de la scène rock mondiale, qui est tout de même très encombrée. J’attendais donc beaucoup de l’écoute de Loyalty to Loyalty.

Les Cold Wars Kids sont un groupe américain formé en 2004, originaire de Californie. Loyalty to Loyalty est sorti en 2008 et constitue leur deuxième album. Le premier, Robbers and Cowards était sorti deux ans plus tôt. Un troisième devrait sortir début 2011. Le groupe est composé de quatre membres : un chanteur, un guitariste, un bassiste et un batteur… Bref, difficile de faire plus classique pour un groupe de rock.

Pourtant, le son des Cold War Kids ne l’est pas vraiment. En tout cas, il possède une réelle personnalité qui le rend identifiable à quiconque connaît au moins un petit peu leur univers musical. Ce groupe s’est fait avant tout connaître par ses performances scéniques et ça ne m’étonne guère. La musique de Loyalty to Loyalty aurait peu de chance d’être sortie de la tête d’un producteur à tubes pour radio FM ou des guitares d’un groupe se contentant de reprendre ce qu’ont fait avant eux leurs aînés. Mais voilà, la musique, c’est souvent comme les gens, quand elle possède un forte personnalité, c’est tout ou rien. Soit on aime, soit on déteste… Et je suis malheureusement plutôt dans le second cas.

Un des premiers mots que j’ai écrit lors de ma prise de notes a été « dissonant ». Et cela résume assez bien le style musical de Cold War Kids. Ce qualificatif s’applique plus ou moins selon les titres de Loyalty to Loyalty. Mais cela reste tout de même une sorte de constante, comme si le chant et l’accompagnement n’avaient pas été écrits l’un pour l’autre. C’est parfois flagrant, parfois léger, mais dans tous les cas, ça m’a toujours un peu gâché le plaisir. En plus, leur rock est plutôt mélodique, rarement très énervé, donc l’énergie n’arrive pas à compenser ces défauts.

Le chant ou la musique ne sont jamais vraiment mauvais en eux-mêmes. Cette absence d’harmonie fait que les titres de Loyalty to Loyalty sont moins que la somme de leurs parties. Certes, du coup, on n’a pas l’impression d’avoir entendu ça mille fois. Mais franchement, pour certains titres, je comprends bien pourquoi. Au moins, ils échappent à l’étiquette de musique commerciale, mais entre la soupe et ça, il y’a quand même bien des intermédiaires me séduisant beaucoup plus que les Cold War Kids.

Encore une fois, j’insiste sur l’aspect très personnel de cet avis. Cependant, je pense qu’il est difficile de considérer les Cold War Kids comme un groupe très « accessible ». Après c’est une question de feeling. Je ne l’ai pas eu du tout avec Loyalty to Loyalty, malgré les qualités d’originalité que je lui reconnais volontiers. Je sais être sévère mais juste !

Je n’ai donc pas du tout apprécié Loyalty to Loyalty. Mais je laisse à chacun le soin de se faire sa propre opinion.

Pour finir, faisons le tour des titres de cet album.

1.: Against Privacy
Un titre dissonant, entre jazz et blues.

2.: Mexican Dogs
Un morceau très énergique, mais pas forcément entraînant.

3.: Every Valley Is Not A Lake
Un rock plus classique, un peu meilleur.

4.: Something Is Not Right With Me
Une chanson plus criée que chantée. Pas terrible.

5.: Welcome To The Occupation
Un titre auquel il manque encore une fois quelque chose, sans réelle harmonie.

6.: Golden Gate Jumpers
Un morceau jazz un peu rétro. L’intro est prometteuse, mais ça ne décolle pas ensuite comme on l’espère.

7.: Avalanche In B
Un titre complètement dissonant où le chanteur donne l’impression de manger le micro.

8.: I’ve Seen Enough
Un rock plus traditionnel qui commence assez mal, mais se révèle meilleur par la suite.

9.: Every Man I Fall For
Sombre, mélancolique, chiant…

10.: Dreams Old Men Dream
Une chanson assez bonne… mais être exceptionnelle.

11.: On The Night My Love Broke Through
Un titre aux sonorités blues mélancolique. Pas mal, mais manque un peu de relief.

12.: Relief
Un morceau tirant sur l’électro, assez pénible à écouter.

13.: Cryptomnesia
Une chanson épurée pour finir.

 

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