LOVE, WAR AND THE GHOST OF WHITEY FORD (Everlast) : Une surprise à chaque plage

lovewarandthegosthofwhiteyfordeverlastTrouver un artiste qui s’attaque à des genres très différents avec le même bonheur est un plaisir rare. Surtout quand on ne savait pas du tout à quoi s’attendre avant de commencer à écouter un album. C’était mon cas avec Love, War and The Ghost of Whitey Ford d’Everlast. Un nom qui me disait vaguement quelque chose, mais que j’avais bien du mal à situer. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne m’attendais pas du tout à ça.

Alors Everlast, c’est un peu l’ancêtre d’Eminem. Un des premiers rappeurs blancs qui ne soient pas un guignol à la Kris Kross ou autre Ice MC. Mais son répertoire s’est très vite élargi et il touche désormais aussi bien au rock, au blues, au rap, à la country… et avec beaucoup de bonheur. Love, War and The Ghost of Whitey Ford en est la preuve. Un album aux multiples facettes, où l’on va de surprises en surprises. Et généralement très bonnes !

Il débute par un peu de fusion (terme consacré pour le mélange rap-rock) qui ne constitue pas vraiment le meilleur morceau de Love, War and The Ghost of Whitey Ford. Puis, on passe à une étonnante country bourrée d’énergie. J’avoue que ce changement de style inattendu m’a vraiment étonné. Et plutôt enthousiasmé puisque ce titre, Folsom Prison Blues, est vraiment excellent. A partir de ce moment-là, on ne sait jamais ce qui nous attend au détours des plages. Et c’est un vrai plaisir de se laisser surprendre ainsi tout au long de l’album.

On saute ainsi du coq à l’âne tout au long de Love, War and The Ghost of Whitey Ford, même si la qualité décroît quelque peu au fur et à mesure. Les titres gardent toujours beaucoup d’énergie. Cela maintient évidemment l’attention de l’auditeur du bout en bout. On ne s’ennuie jamais à cette écoute et cela fait vraiment plaisir de parcourir une œuvre d’une telle diversité et d’une telle densité. Everlast déploie le même talent quelque soit le genre abordé. Seuls les titres tirant sur l’électro sont un peu moins bons… Après, reste à savoir si c’est vraiment une question de qualité ou simplement de goût personnel.

Love, War and The Ghost of Whitey Ford a donc constitué pour moi une vrai et bonne surprise. Je ne savais pas à quoi m’attendre. Et j’avais peu de chance de m’attendre à qu’il allait me réserver, car j’aurais du, pour le coup, m’attendre à beaucoup de choses d’un coup. J’ai certes beaucoup d’imagination, mais peut-être pas à ce point. Bon, je commence à être lyrique, il est peut-être temps que je me calme. Enfin bon, je ne vais pas bouder mon plaisir devant cet album parfois réellement enthousiasmant et qui surtout nous change de ces productions tellement homogènes que l’on a du mal à distinguer une plage d’une autre.

Love War and The Ghost of Whitey Ford ravira donc les amateurs de musique énergique et inventive. Deux qualités que Everlast arrivent à mettre en œuvre de manières incroyablement variées avec le même bonheur.

Pour finir, regardons de plus près les titres de cet album.

1.: Kill The Emperor
De la fusion quelque peu martelée, mais qui manque un peu de punch.

2.: Folsom Prison Blues
Un morceau country survitaminé, déjanté et surtout excellent.

3.: Stone In My Hand
Un titre dans le même esprit que le précédent, toujours aussi bon mais avec des passages plus rock.

4.: Anyone
Une ballade sombre où la voix se fait plus ténébreuse. De facture très classique, mais très réussie.

5.: Die In Yer Arms
Retour à la fusion, mais très rock et surtout très pêchue cette fois-ci !

6.: Friend
Du folk très simple à la guitare sèche, mais le résultat reste toujours aussi excellent.

7.: Everyone
Un morceau moins intéressant, un rock-country lancinant et dissonant.

8.: Naked
Punk électro décousue. Le titre aurait pu être sympa, mais se révèle trop élaboré pour être sincère.

9.: Stay
Une ballade assez rock, mais surtout très bonne et puissante.

10.: Letters Home From A Garden Stone
Un rock puissant et martelé, mais qui manque un tantinet de relief.

11.: Tuesday Morning
Une ballade rock mélodique, pas mal, sans être géniale.

12.: Throw A Stone
Un intermède instrumental plutôt pêchu.

13.: Weakness
Un duo rock, tirant un peu sur le R’n’b. Un titre puissant, pas mal du tout.

14.: Dirty
Un rock électro moins bon que le reste.

15.: Ocean
Un morceau sans relief qui cherche son style.

16.: Let It Go
La voix se pose ici sur une instrumentation assez simple, pour un bel au revoir.

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