WILDERNESS (Brett Anderson) : Monotone et sans émotion

wildernessbrettandersonParfois l’écoute d’un CD dont on ne sait rien peut aboutir sur de bonnes surprises, comme ce fut le cas avec mon avis musical précédent (Love, War and the Ghost of Whitey Ford, d’Everlast). Mais parfois, on tombe sur quelque chose de franchement décevant. Avec Wilderness de Brett Anderson, ce fut malheureusement le cas. Je ne dois pas avoir tout à fait les mêmes goûts que l’auteur de la critique élogieuse qui me l’avait fait mettre sur ma liste.

Brett Anderson, au-delà de sa carrière solo, est avant tout connu pour avoir été pendant de longues années le leader du groupe de brit pop Suede, qui s’est séparé en 2003, pour se reformer en 2010. Entre temps, il a pu sortir trois albums solo. Wilderness est le deuxième et est sorti en 2008.

Si je devais rapprocher la musique de Brett Anderson de celle d’un artiste connu, je citerai… William Sheller. Bon la comparaison peut surprendre, mais en gros, vous avez un chanteur à la voix pas spécialement transcendante, un piano… et c’est tout (enfin le plus souvent). Evidemment, il reste les textes, mais malgré ma maîtrise plus que correct de l’anglais, j’ai quand même un peu de mal à saisir le sens profond des chansons, comme ça, à brûle pourpoint.

Suede n’était déjà pas vraiment le groupe de brit’pop le plus énervé. En écoutant Wilderness, on comprend mieux pourquoi, tant Brett Anderson rechigne à mettre la moindre dose d’énergie dans ses chansons. Elles sont plus ou moins mélancoliques, mais cela reste tout de même largement sur un ton plutôt monocorde. Du coup, combien même, on trouve le premier titre joli, le second aussi, le troisième… au bout d’un moment on aimerait qu’il nous propose un peu autre chose.

Certains trouveront peut-être que je suis sévère. Effectivement, certains morceaux sont accompagnés à la guitare. Parfois le piano est accompagné de violons. Et la voix de Brett Anderson est quand même assez belle. Enfin tout ça ne casse pas des briques et tout semble interprété sans grande conviction. C’est beau, c’est propre, mais ne soulève réellement aucune émotion. On reste vraiment au stade d’écoute polie, sans être transcendée le moins du monde.

Le seul avantage de Wilderness est d’être relativement court. 9 plages, 35 minutes, cela renforce l’impression que Brett Anderson ne croit pas vraiment en ce qu’il chante. Mais bon, comme très vite la petite amorce de curiosité provoquée par le premier morceau s’éteint, on se dit que c’est mieux comme cela. D’ailleurs le titre Different Place reste le meilleur de cet album franchement pas inoubliable.

Wilderness de Brett Anderson séduira peut-être les fans de Suede…ou de William Sheller. Mais j’avoue ne faire partie d’aucune de ces deux catégories.

Pour finir, un rapide tour des morceaux que l’on trouve sur Wilderness.

1.: Different Place
La belle voix de Brett Anderson est poussée sur un air au piano très simple.

2.: Empress
Un ton plus mélancolique pour ce morceau, accompagné au violon.

3.: Clowns
Un morceau qui ressemble au précédent… sauf qu’il est accompagné à la guitare ce coup-ci.

4.: Chinese Whispers
Le piano et le violon sont présents ensemble pour un morceau qui possède un peu plus de force et de conviction, mais sans être super percutant.

5.: Blessed
Un titre lancinant et répétitif.

6.: Funeral Mantra
Un ton assez mystique pour ce morceau où l’on peut entendre des chœurs. Enfin, ça ne casse pas non plus des briques.

7.: Back To You
Un ton dramatique dans la voix, mais réellement créer d’émotion.

8.: Knife Edge
Des grands airs de violons rende ce morceau assez ridicule.

9.: P Marius
Un titre très épuré pour finir.

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