PULL THE PIN (The Stereophonics) : Rien de bien nouveau chez les Stereophonics

pullthepinstereophonicsLes Stereophonics avaient fait une entrée remarquée dans le monde de la musique avec leur premier album Word Gets Around et le single Local Boy in the Photograph, sorti en 1997. Depuis, ils sont quelque peu rentrés dans le rang et aucun de leur tube portant leur signature n’a vraiment tourné en boucle à la radio depuis. Mais comme ce dernier état de fait ne constitue pas vraiment un gage de qualité, dans un sens ou un autre, le mieux était de se plonger dans un de leurs albums récents. Car nos jeunes Gallois n’ont pas chômé, avec 7 albums studio (plus un live et un best of) en 14 ans. C’est donc ce que j’ai fait en écoutant Pull the Pin, sorti en 2007. Pour un résultat relativement mitigé.

Les Stereophonics sont composés d’un chanteur, d’un guitariste, d’un bassiste et d’un batteur. On pourrait donc s’imaginer qu’il s’agit l’un d’un énième groupe de brit’pop comme la perfide Albion en pond tant. Mais ce groupe fait du rock du vrai, même si leur musique comporte quand même quelques accents incontestablement british. Ce n’est pas du hard rock ou du metal, mais à part un titre ou deux, ça fait quand même infiniment plus chauffé les guitare que tous les albums de Blur ou Supergrass réunis. Les Stereophonics restent, malgré les légers reproches que je vais formuler, une réelle valeur sûr de la scène rock britannique.

Mais voilà, l’écoute attentive de Pull the Pin confirme bien que, malgré tout leur talent, les Stereophonics n’ont pas su confirmer les promesses offertes par leur premier album. Tout simplement parce que les deux opus se ressemblent quand même beaucoup. Alors certes, au sein même de ces deux albums, les morceaux sont assez divers, mais on ne sent vraiment pas le groupe sortir d’un univers musical qu’il maîtrise à la perfection, mais qu’ils ont déjà largement exploré. Bref, il y a zéro prise de risque et faire tout une carrière sans en prendre ne mène rarement très très loin.

Pourtant, Pull the Pin n’est pas un mauvais album, loin s’en faut. Certains titres, comme Bank Holiday Monday, My Friends ou Bright Red Star sont vraiment très bons. Mais d’immense tube à l’horizon. Et à l’inverse, l’album recèle aussi des titres très moyens, à l’image de Soldiers Make Good Targets, Stone ou Lady Luck. Le reste est correct, mais sans réel génie et surtout sans aucune nouveauté par rapport à ce qu’ils nous avaient déjà offert précédemment.

Bien sûr, mon jugement est ici largement relatif. Dans l’absolu, Pull the Pin est plutôt bon, quoiqu’inégal. Objectivement, ce n’est pas un chef d’œuvre, mais se situe tout de même dans la rubrique « de qualité » dans un genre où le choix ne manque pas une fois arrivé chez le disquaire… Enfin, s’il existait encore des disquaires, mais c’est un débat qui n’a rien à faire ici. Mais personnellement, je n’ai pas vraiment réussi à me débarrasser de ce sentiment de déception, peut-être un peu sévère. D’autres arriveront sûrement à l’apprécier pleinement.

Pull the Pin constitue donc un album parmi tant d’autres, avec des qualités et quelques défauts aussi. Il n’est pas indispensable à votre discothèque, mais n’y fera pas tâche non plus. Mais si vous ne connaissez pas ce groupe, je vous conseille tout de même vivement de plutôt vous pencher sur Word Gets Around, leur premier album.

Avant de se quitter, faisons le tour des titres de Pull the Pin.

1.: Soldiers Make Good Targets
Un rock quelque peu dissonant et sans relief.

2.: Pass The Buck
Un titre plus pop-rock plus dynamique.

3.: It Means Nothing
Une ballade rock belle et mélancolique.

4.: Bank Holiday Monday
Du rock plus brut et surtout très bon.

5.: Daisy Lane
Une ballade pop, de nouveau sur le ton mélancolique. C’est propre, à défaut d’être réellement émouvant.

6.: Stone
Un rock mélodique, mais qui tire un peu vers la soupe.

7.: My Friends
Un rock où la voix du chanteur est parfaitement mise en valeur.

8.: I Could Lose Ya
Entre brit’rock et rock US.

9.: Bright Red Star
Une ballade très épurée qui permet d’apprécier pleinement la voix du chanteur.

10.: Ladyluck
Un rock plutôt statique et qui manque de puissance.

11.: Crush
Un rock très stylé et très bon, où la voix du chanteur se lâche enfin.

12.: Drowning
Un morceau sombre et un peu plat.

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