THERE IS AN OCEAN THAT DIVIDES (Scott Mattew) : Quelle horreur de voix !

thereisanoceanthatdividesscottmattewQuelques fois, on tombe en amour avec une voix au bout de quelques notes, de quelques instants qui vous transportent immédiatement dans un autre monde. Quelle soit claire, grave, profonde ou légère, on ne l’oublie jamais et qu’importe la mélodie, l’instrumentation ou les paroles, la voix se suffit à elle même. Et puis parfois aussi, c’est exactement l’inverse. La preuve avec ce There Is an Ocean That Divides de Scott Matthew.

Scott Matthew est un chanteur australien né en…. Ah bah je ne sais pas, ce n’est pas marqué dans son article Wikipedia (en anglais, il n’en a pas en français). Par contre, on sait qu’il est né dans le Queensland. On est heureux de le savoir… Il a d’abord été membre du groupe Elva Snow avant une série d’albums solo, donc ce There Is an Ocean That Divides sorti en 2009. Anecdote amusante (ou pas) : il a participé à la BO de deux anime tirés de célèbres mangas : Ghost in the Shell et Cowboy Bebop.

Des les premières secondes du premier titre, Every Travelled Road, je me suis dit : « mais qu’est ce que c’est que cette voix ! » Plutôt haut perchée, sans être ni douce, ni harmonieuse, elle a plus agressé mes oreilles qu’autre chose. La musique se voulait douce, mais se révélait être plutôt vecteur de stress et de crispation. Ce n’est très certainement pas le but recherché et n’est sûrement pas volontaire.

Le reste de l’album est dans cette droite lignée. Comme le rythme de la plupart des morceaux est particulièrement lent, on plonge également dans l’ennui. Cela fait beaucoup pour un seul album ! Son écoute s’est donc révélée être un long calvaire, espérant un changement de rythme ou de tonalité qui ne viendra jamais. Il est évident que There Is an Ocean That Divides est avant tout fait pour mettre en avant la voix si particulière de Scott Matthew. Mais vu son caractère assez particulier, ça passe ou ça casse. Chez moi, ça a cassé de manière assez fracassante. Je ne vois donc pas ce que je pourrais sauver dans cet album.

Allez, je retiendrai quand même deux morceaux. Community et German sont ceux où la voix est plus posée, plus grave, au moins pour le premier. Du coup, on peut enfin apprécier la mélodie et sa douceur. Bon, ce n’est ni particulièrement intéressant, ni particulièrement original, mais au moins ça se laisse écouter. C’est déjà ça quand on sait que le reste nous procure des frissons, mais qui n’ont rien à voir à une quelconque émotion débordante.

Evidemment, si cette voix assez particulière vous séduit, votre opinion concernant There Is an Ocean That Divides risque fort d’être totalement opposé au mien. Mais bon, vue la réaction épidermique qu’elle a provoquée chez moi, j’ai beaucoup de mal à me situer dans cette perspective. Sans doute est-il alors possible de voir dans cet album un recueil de jolies ballades. En tout cas, c’est sûrement le cas de celui qui a écrit la critique qui m’a poussé à inscrire cet album sur ma liste.

There Is an Ocean That Divides ne fera donc pas partie de ma discothèque idéale. Même l’idée de devoir le réécouter me fait frissonner…

Pour finir, regardons tout de même les titres que l’on trouve sur There Is an Ocean That Divides.

1-Every Travelled Road
La voix est moche et le titre très chiant.

2-For Dick
La voix est encore plus aigüe et le titre encore plus chiant.

3-Ornament
Un plus enjoué, mais sans grand intérêt.

4-White Horse
Des envolées lyriques au violon. Mais la voix reste la même…

5-Dog
Carrément inaudible…

6-Community
La voix est un peu plus grave, plus chaude pour un morceau plutôt sympa.

7-There Is an Ocean That Divides
Très lent, presque murmuré.

8-German
La voix reste aigüe, mais plus maîtrisée. Du coup, elle nous propose une jolie ballade.

9-Thistle
Une instrumentation plus élaborée et enjouée. Mais la voix n’est toujours pas au niveau.

10-Wolverine
Lent et la voix trop poussée dans les aigus… encore une fois…

11-Friends and Foes
A l’image du reste…

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