JOSEPHINE (Magnolia Electric Co.) : Plus c’est long, moins c’est bon

josephinemagnoliaelectriccoPlus c’est long, plus c’est bon. Voici une phrase qui peut s’appliquer dans bien des circonstances que je ne détaillerai pas ici et qui n’est pas forcément sexuelle, bande de petits obsédés ! Mais bon parfois, on aime bien quand les choses ne restent pas les mêmes trop longtemps et quand un peu de changement et de variété viennent égayer une certaine monotonie qui s’installe. C’est un peu ce que l’on pense lorsqu’on écoute Josephine de Magnolia Electric Co.

Magnolia Electric Co. est un groupe dont le membre principal est Jason Molina, un musicien américain originaire de l’Ohio. C’est lui la vraie star puisqu’il a droit à une page Wikipedia, quand son groupe, connu précédemment sous le nom de Songs : Ohia., n’en possède même pas. Josephine est le cinquième à être sorti sous le patronyme de Magnolia Electric Co., en 2009.

Quand on commence à écouter Josephine, on est assez vite sous le charme de ces belles ballades, tout en maîtrise, plus ou moins énergique. Ca commence doucement puis on trouve des titres vraiment jolis comme Shenandoah et Whip-Poor-Will. Tout cela n’a rien de révolutionnaire, mais au moins ca coule agréablement aux oreilles et on se dit qu’on est parti pour un album relaxant et de qualité.

Mais voilà, 14 titres à peu près sur le même rythme, le même registre, c’est un peu trop. Très vite, on a l’impression que Magnolia Electric Co. tourne passablement en rond. Les qualités sont toujours là, mais l’intérêt de l’auditeur a quand même largement décliné. Josephine ne propose même pas un titre vraiment différent, à part The Handing Down où l’instrumentation est un peu plus présente. Enfin même là, on n’a pas vraiment l’impression d’écouter quelque chose qui change radicalement.

La voix de Jason Molina a le minimum de personnalité pour des ballades parfois assez lentes. Heureusement, car elle est vraiment très présente, quant les instrumentations sont parfois très discrètes. On a cependant parfois l’impression qu’il chante avec le frein à main un tout petit peu serré. Song for Willie est de loin le titre où il la pousse le plus et c’est incontestablement un des meilleurs titres de Josephine. On peut aussi lui reprocher de chanter ses textes pour réellement donner vie à ce qu’ils signifient. Hope Dies Last est sans doute le morceau où l’émotion est la plus présente. Cela donne un regain d’intérêt à ce titre et on peut regretter que trop peu sur cet album ne lui ressemble.

Magnolia Electri Co. Nous laisse donc sur une impression mitigée avec ce Josephine. Je ne sais pas ce que Jason Molina a proposé pendant le reste de sa carrière, mais je doute qu’il se soit contenté du minimum comme sur cet album. On l’écoute en s’attendant à chaque plage enfin à un titre plus énergique, plus rock ou alors une country dynamique. Cela reste un peu désespérément sur le même registre. On regrette au final que l’album compte 14 titres car en fait, si on s’arrête à 9 ou 10, il devient alors bien meilleur. Comme quoi, preuve est une nouvelle fois faite qu’il faut mieux la qualité que la quantité.

Je vais donc garder Josephine de Magnolia Electric Co. dans ma discothèque, mais en gardant tout de même une impression mitigée. Par contre, je suis curieux de voir ce qu’a pu faire ce Jason Molina par ailleurs.

Pour finir, faisons le tour des morceaux que l’on trouve sur cet album.

1.: O! Grace
Une ballade énergique au piano, pour une belle entrée en matière.

2.: The Rock of Ages
Une ballade plus lente, mais aussi plus transparente.

3.: Josephine
Une ballade country. Joli mais sans plus.

4.: Shenandoah
Une autre jolie ballade, plus mélancolique.

5.: Whip-Poor-Will
Un titre plus enjoué, avec une guitare plus présente, pour un résultat plutôt sympa.

6.: Song for Willie
La voix est plus poussée ce qui donne plus d’épaisseur à ce titre.

7.: Hope Dies Last
Le titre début a capela, puis la ballade se poursuit avec pas mal d’émotion dans la voix.

8.: The Handing Down
Une instrumentation plus présente et une voix du coup plus en retrait. Au moins, ça change…

9.: Map of the Falling Sky
Un morceau quelque peu lancinant.

10.: Little Sad Eyes
Une ballade… bref, rien de neuf…

11.: Heartbreak at Ten Paces
Toujours la même chose.

12.: Knoxville Girl
Ballade un peu sinistre.

13.: Shiloh
Très lent comme un slow à l’ancienne.

14.: An Arrow in the Gale
Un court morceau en conclusion.

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