LE POETE (Michael Connelly) : Un putain de bon polar !

lepoeteIl y a quelques mois à peine, j’ai eu l’occasion de lire, et donc de commenter ici, Wonderland Avenue, mon premier roman signé Michael Connelly. J’avais bien aimé mais sans non plus me rouler par terre d’enthousiasme. Une très chère amie m’avait alors indiqué qu’il me fallait lire le Poète pour vraiment mesurer le talent de cet auteur. Cela tombait bien puisque quelques temps, pour mon anniversaire, mon frangin me l’avait justement offert. Après sa lecture, je peux vous assurer que les deux ont bon goût.

Jack McEvoy est journaliste, mais est surtout le frère jumeau d’un policier de la criminelle qui vient de se suicider. Il se décide, malgré les réticence de ses proches, à écrire un article sur le sujet. Mais en menant son enquête, il va faire le lien avec des cas similaires, avec comme dénominateur commun la présence sur la scène de crime de vers d’Edgard Allan Poe. La marque d’un tueur en série qui sera vite surnommé le Poète.

Le Poète est ce qu’on peut appeler un putain de bon polar ! Il y a tout : une intrigue solide, des rebondissements surprenants, de bons personnages, le tout porté par un style agréable. Bref, tout est dit, au revoir, à demain… Bon, je vais développer, mais c’est presque dommage car la seule chose que je vous conseille est de vous plonger dans ce roman sans forcément en savoir quoique ce soit. Vous ne serez pas déçu, promis !

Allez, s’il y a une qualité que le Poète ne possède pas, c’est une originalité profonde. La perfection n’est pas de ce monde. Nous sommes face à une œuvre classique, qui ravira les amateurs du genre, mais qui représente surtout tout ce qui se fait de mieux en la matière. L’intrigue est vraiment solide, extrêmement bien construire et dans laquelle vous plongerez immédiatement. Tout se révèle lentement mais sûrement. L’histoire avance à chaque page, toujours de manière claire, donnant une eau à la bouche constante au lecteur. Préparez les serviettes éponge pour lire ce roman !

Le Poète brille aussi par ses personnages. C’est peut-être d’ailleurs là que réside la seule originalité du roman, avec ce journaliste qui se retrouve acteur d’une enquête du FBI. La tension entre les enquêteurs institutionnels et Jack apporte un vrai plus à l’intrigue, en donnant une véritable épaisseur et une humanité aux protagonistes. Cela contribue à la richesse globale de ce roman qui peut donc séduire pour beaucoup de raisons.

L’une d’entre elle est le style de Michael Connelly qui a une plume aussi solide que ses intrigues. La clarté que j’évoquais plus haut est le signe de cette qualité d’écriture indéniable. On n’est pas face à un polar écrit un peu vite et produit à la chaîne comme on en trouve dans les rayons des librairies. Encore une fois, on est face à la crème de la crème y compris au niveau de la forme.

Enfin, je vous conseillerai peut-être avant tout le Poète pour ses rebondissements. Dire qu’il y en a de vraiment surprenants, c’est déjà un peu gâcher le plaisir mais tant pis. De toute façon, vous serez trop pris par la lecture pour vous rappeler mes propos. Ce roman se lit vraiment jusqu’à la dernière page car on s’attend encore une fois à être surpris. Les retournements de situation de dernière minute sont devenus une sorte d’obligation un peu horripilante parfois. Mais ici, elle est assez bien maîtrisée pour vraiment ravir le lecteur.

Le Poète est très certainement le polar que l’ai le plus dévoré depuis ma lecture de la saga Millenium. Un roman qui nous fait redécouvrir pourquoi on aime tant les très bons polars.

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