UN MONDE SANS FIN (Ken Follett) : Le retour du (Pont du) roi

unmondesansfinUn Monde Sans Fin aurait pu bien porter son nom. En effet, 1350 pages, imprimées dans une police assez petite, on se dit qu’on n’en verra jamais le bout. Mais voilà, quand tout cela est porté par une plume aussi habile et une imagination aussi fertile que celles de Ken Follett, on les dévore plus qu’on ne les lit. Et au final, le pavé nous paraît beaucoup moins long que bien des romans médiocres.

Un Monde Sans Fin est donc la « suite » des Piliers de la Terre, l’œuvre la plus remarquable du romancier gallois, pourtant abonnés aux best-sellers. Suite entre guillemets, puisque l’action se déroule près de deux siècles plus tard. Ce sont donc les lieux que l’on retrouve et non les personnages. L’avantage est qu’un lecteur peut s’attaquer à ce roman sans avoir lu le premier volet. Il ne saisira pas certaines allusions, mais elles sont vraiment peu nombreuses et n’ont aucun impact sur la compréhension.

Un Monde Sans Fin est un peu moins inoubliable que les Piliers de la Terre, mais il n’est demeure pas moins ce qu’il se fait de mieux en termes de roman historique. C’est passionnant, avec une foule de personnages remarquables et des rebondissements nombreux sur les 34 années que nous fait parcourir cette histoire (1327-1361). Le style est toujours aussi vivant et léger et on avale les pages avec un appétit féroce.

Allez, pour faire bonne figure, je vais exprimer une toute petite réserve. Dans chaque roman de Ken Follett, il y a une scène qu’on qualifiera sexuellement explicite. Et j’avoue qu’elles me font toujours un peu sourire, parce qu’on se demande parfois pourquoi elles sont aussi détaillées que dans un roman de la collection Arlequin. Cela fait partie du charme de l’auteur, mais c’est vrai qu’ici, elles sont quand même un peu particulièrement nombreuses. Enfin noyées dans tout le reste, il serait injuste d’affirmer qu’elles nous gâchent le plaisir.

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