INTERSECTION (Vladimir Volkoff) : Les lourdeurs de la mer

intersectionSuite des aventures de l’espion Langelot… Ah non pardon, je me trompe d’œuvre de Vladimir Volkoff. Non en fait, je vais vous parler du troisième volet de la tétralogie les Humeurs de la Mer, intitulé Intersection. Bon, je vous dirais bien de vous référez à ma critique des deux précédents volets, car je n’ai pas tellement des choses à rajouter. Mais je vais tout de même faire un effort.

Intersection est un livre en deux parties. Chacune raconte le passé d’un des deux personnages dont la rencontre constitue le fil rouge du roman. La première nous envoie dans l’URSS de l’avant-guerre, du temps des purges et la mise sous contrôle de la création artistique au service du régime. C’est la plus réussie et intéressante. La seconde nous emmène au sein de l’armée française au cours de la Seconde Guerre Mondiale, de la débâcle puis de la collaboration. Le propos est historiquement et sociologiquement intéressant, mais moins percutant.

Mais Intersection souffre des mêmes défauts que les deux précédents volets. Il souffre avant tout d’une lourdeur intellectuelle parfois désolante. Donner une ambition philosophique et artistique à son œuvre est une démarche louable, mais la plume de Vladimir Volkoff n’est pas tout à fait au niveau. Son écriture tout d’abord ne porte ni le récit, ni le lecteur, bien au contraire. Et ses fausses bonnes idées viennent aussi ajouter leur poids. La narration est entrecoupée de chapitres où les deux anges gardiens des personnages discutent entre eux. Le problème est que les commentaires sont abscons et pour le coup sans intérêt et le roman aurait peut-être perdu de l’originalité en y renonçant, mais gagné tellement par ailleurs…

Mon ancien voisin n’a abandonné sur le trottoir que les trois premiers volets de cette tétralogie. Vu mon sentiment plus que mitigé à leur sujet, je devrais raisonnablement m’arrêter là. Mais suis-je vraiment du genre raisonnable ?

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