LA MOISSON ROUGE (Dashiell Hammett) : Aux origines décevantes du roman noir

lamoissonrougeSi JRR Tolkien a inventé l’heroic fantasy, Dashiel Hammett a inventé le roman noir. Ce dernier, auteur notamment du Faucon Maltais, a inspiré de nombreux auteurs après lui, comme George Simenon, Raymond Chandler et même Ernest Hemingway (bon là, je fais confiance à Wikipédia, parce que je ne vois pas vraiment de filiation évidente entre les deux). Son premier roman, dont je vais vous parler aujourd’hui, s’intitule la Moisson Rouge, écrit en 1929… Et malgré l’aspect légendaire de son auteur, je n’ai pas trouvé ça terrible…

Il faut avouer que j’ai lu la Moisson Rouge de manière intermittente. Or, le récit met en scène de nombreux personnages et j’ai souvent repris ma lecture sans me rappeler exactement qui est qui. Du coup, je suis peut-être sévère quand je dis que l’histoire est difficile à suivre et souvent confuse. Par là même, on a bien du mal à s’intéresser aux péripéties qui se résument le plus souvent à une confrontation, souvent mortelle et sanglante, entre les protagonistes.

Je n’ai pas non plus été très convaincu par le style de Dashiell Hammett. La Moisson Rouge n’est jamais particulièrement agréable à lire. Bien sûr, la traduction y est peut-être pour quelque chose, surtout pour ce genre de littérature qui n’a pas toujours bénéficié de ce qui se fait de mieux en la matière. Il en existe une plus récente que celle que j’ai pu lire. Enfin, je doute que cela aurait pu totalement inverser le sens de cet avis plutôt négatif.

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