L’HERITAGE (Christopher Paolini) : La fin du voyage

lheritageVoilà c’est fini… Une trilogie, devenue entre temps tétralogie, s’achève avec ce quatrième tome. L’Héritage conclut la saga de… l’Héritage, plus connue sous celle de son personnage principal, Eragon. Une œuvre débutée par un adolescent (le premier tome a été publié alors que Christopher Paolini n’avait que 19 ans) et achevée par un jeune homme de 28 ans. Beaucoup de chemin parcouru pour le héros de cette histoire, l’auteur de cette saga et surtout beaucoup de plaisir pour le lecteur.

Le succès de cette saga repose en partie sur une certaine naïveté presque enfantine caractérisant les premiers épisodes. Chistropher Paolini aura gagné en maturité à chaque tome et ce quatrième volet a été écrit par un homme beaucoup plus mûr et sûr de son talent. L’ambiance est plus sombre, plus « adulte », mais garde quand même tout le charme des volumes précédents. Cette saga constitue donc une expérience littéraire assez unique, mais surtout très agréable. Le style n’a rien perdu de sa clarté, qu’on ne peut plus rapprocher d’une quelconque immaturité. Si Christopher Paolini aura pioché dans Tolkien parfois de manière tellement évidente qu’elle en est amusante, il nous surtout livre une œuvre accessible et transgénérationnelle, que l’on peut rapprocher à ce niveau d’Harry Potter.

L’Héritage est un gros pavé de près de 1000 pages, mais qui se dévorent avec gloutonnerie. Déjà parce qu’on meurt d’envie de savoir comment tout cela va finir. Mais aussi parce que le récit continue d’être riche en surprises. Les bases de l’univers sont depuis longtemps posées et on se concentre donc ici uniquement sur l’avancée de l’intrigue. Tout cela nous mène vers un final très réussi qui nous fera oublier les quelques faiblesses que l’histoire compte encore parfois. Le seul reproche que l’on peut formuler restera cette fin après la fin, particulièrement longue… qui rappelle là aussi celle du Seigneur des Anneaux. C’est là que l’on voit que Christopher Paolini n’est pas encore tout à fait Tolkien. Mais il est déjà Christopher Paolini et c’est déjà très bien !

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