LES SOLEILS DE L’AUTOMNE (Charles Exbrayat) : Le chemin presque retrouvé

lessoleilsdelautomneCes derniers temps, je revisite l’histoire du 19ème siècle à travers mes lectures. Grâce aux Rougon-Macquart d’Emile Zola, mais aussi à travers la tétralogie les Bonheurs Courts, signée Charles Exbrayat, dont Les Soleils de l’Automne est le troisième volet. Après un premier épisode enthousiasmant et un deuxième décevant, ce troisième fait la synthèse des deux en étant quelque peu mitigé. En attendant une apothéose, espérons-le.

Les Soleils de l’Automne renoue quelque peu ce qui faisait le charme de La Lumière du Matin, à savoir un mélange entre la petite et la grande histoire, quand le Chemin Perdu avait sombré dans le mélo pur et pas toujours intéressant. Mais on ne retrouve pas l’énergie et la vivacité du premier épisode. Charles Exbrayat semble vouloir renouer avec un projet initial qu’il avait perdu de vue, sans pour autant savoir tout à fait comment faire. Il faut dire que les personnages ont depuis perdu quelque peu en épaisseur et c’est assez compliqué de leur en offrir à nouveau.

Il n’en demeure pas moins que les Soleils de l’Automne reste merveilleusement bien écrit. Le style est léger et on avance dans ce roman sans aucune difficulté. Le récit est toujours limpide et la large part laisser aux dialogues le rend aussi particulièrement vivant. On s’attaquera donc sans crainte au quatrième et dernier volet. Peut-être ne retrouvera-t-ton jamais l’enthousiasme des premières pages, mais la plume de Charles Exbarayat est un compagnon de voyage assez agréable pour ne pas regretter d’avoir fait un bout de route ensemble.

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