LE TRONE DE FER, L’INTEGRALE, TOME 3 (George R.R. Martin) : Plaisir complet

letronedeferintegrale3Les éditeurs français d’heroic fantasy sont des petits malins. Histoire de gagner un peu plus d’argent, ils ont la fâcheuse habitude de découper les romans étrangers en plusieurs tomes au moment de la traduction. Du coup, au lieu d’acheter un seul livre, vous pouvez être amené à en acheter jusqu’à quatre. C’est le cas notamment pour le Trône de Fer. Ainsi le tome 3 de l’édition originale correspond aux tomes 6, 7, 8 et 9 de l’édition française… rien que ça ! Heureusement, lorsqu’on le lit sous la forme « d’intégrale », on retrouve l’organisation du récit d’origine. Et c’est fort appréciable.

J’avais souvent reproché aux tomes précédents de faire un peu le yoyo entre certains plus intenses et d’autres plus faibles. Je comprends mieux pourquoi désormais. En effet, le Trône de Fer l’Intégrale, tome 3, forme bien une œuvre cohérente avec un début et une fin et une logique dans la progression. Un découpage en 4 supprimerait cette logique. Il s’agit donc de ma plongée la plus enthousiasmante dans cet univers, la plongée la plus totale en tout cas. Evidemment, cet enthousiasme est également soutenu par la présence de passages mémorables, notamment ces fameuses Noces Pourpres que tous les amateurs de cette saga connaissent. J’avoue avoir rarement refermé un livre dans un tel état de stupéfaction, combien même j’avais été largement spoilé.

Cependant, Le Trône de Fer l’Intégrale, tome 3 n’échappe pas au reproche que je formule depuis le début. Si l’imagination de George R.R. Martin est foisonnante, si l’univers qu’il a crée est fascinant, si la richesse des intrigues et des personnages est stupéfiante, sa plume est quand même assez confuse. C’est même pour tout dire assez souvent mal écrit et il faut parfois s’accrocher pour comprendre ce qui se passe réellement. Déjà parce que c’est complexe, mais aussi du fait d’une certaine lourdeur de l’écriture qui manque franchement de simplicité parfois. L’emprise sur le lecteur reste néanmoins incroyablement forte. Qu’est ce que cela aurait été avec un style d’un autre acabit ?

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