MAIGRET ET LE CLOCHARD (George Simenon) : Maigret un peu maigre

maigretetleclochardCa faisait un petit moment que je ne m’étais pas lancé dans la lecture d’un roman de Simenon. Il est des bonnes habitudes qu’il ne faut jamais perdre trop longtemps. Surtout que son œuvre est assez pléthorique pour n’être pas près d’arriver au bout de si tôt. Cette fois si mon choix s’est porté sur Maigret et le Clochard, publié en 1963. Un Maigret classique, mais moins convaincant que d’habitude.

L’avantage d’un roman de Simenon est que, comme il est extrêmement court, même si on n’est pas emballé, cela passe très vite. Comme tous ses romans, Maigret le Clochard est construit autour de deux grands axes. Tout d’abord, un portrait de la société et surtout des individus qui la composent. Simenon nous plonge généralement plutôt dans le monde de la petite bourgeoisie. Ici, on descend quelques barreaux de l’échelle sociale… même si… Bon, je me tais, sinon je vais dévoiler des éléments importants de l’intrigue. Cette partie est plutôt réussi, même si on a connu plus passionnant.

Là où le bât blesse, c’est au niveau de l’intrigue policière en elle-même. Le célèbre commissaire à la pipe fera preuve de sa faculté à décrypter les profondeur de l’âme de ses contemporains, mais cette fois on n’est pas franchement convaincu par son argumentation. Le dénouement de Maigret et le Clochard laisse quelque peu circonspect. D’ailleurs, il semblerait que Simenon lui-même ne soit pas totalement convaincu puisque… Ah non, j’ai promis de ne rien dévoiler. Bon comme quoi, même les plus grands peuvent avoir de légers moments de faiblesse car cela reste globalement merveilleusement bien écrit.

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