LA DESIRADE (René Exbrayat) : Tétralogie bien conclue

ladesiradeAvec La Désirade s’achève la tétralogie les Bonheurs Courts de René Exbrayat. Une tétralogie qui avait démarré sur les chapeaux de roue avant deux tomes beaucoup plus moyens. Mais c’est la marque des grands auteurs de savoir conclure en beauté. Bon après, reste à savoir si René Exbrayat est un grand auteur. En tout cas, avec ce roman, il conclut son long récit avec talent, à défaut de génie.

Si on commence par le négatif, on peut regretter que la Désirade tourne le dos défintivement à ce qui avait fait tout le charme de la Lumière du Matin, le premier volet de la tétralogie. En effet, ce dernier mêlait de manière très dynamique la destinée des personnages avec les grands événements du 19ème siècle. Ce mélange a peu à peu disparu pour laisser place à un récit beaucoup plus classique, pas forcément inintéressant mais qui perdait là sa réelle plus-value. Dans ce dernier volet, l’aspect historique est devenu totalement anecdotique et c’est bien dommage.

Mais en apportant du sang neuf et nous présentant une nouvelle génération de cette longue saga familiale, la Désirade parvient à relancer le récit avant de le conclure. Cela provoque un vrai regain d’intérêt car les nouveaux arrivants sont beaucoup plus réussis que la génération qui a précédé. Certes, le dénouement est un poil décevant, nous emmenant dans des bons sentiments quelque peu prévisibles, mais on reste quand même globalement sur une note positive pour achever cette tétralogie.

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