LASSER, UN PRIVE SUR LE NIL : Polar divin

unprivesurlenilLes auteurs ont parfois des idées farfelues, mais c’est aussi parce qu’ils ont souvent de l’imagination pour deux qu’ils sont auteurs. Et quand ils écrivent en duo, cela donne de l’imagination pour quatre, ce qui est largement suffisant pour proposer des récits originaux. C’est le cas de Sylvie Miller et Philippe Ward qui Lasser, Un Privé sur le Nil nous livre un polar basé sur une idée réellement inattendue. Et si les Dieux égyptiens vivaient toujours parmi nous au XXème siècle ?

Il semblait difficile de mêler un hommage au personnage de Philip Marlowe et la mythologie. C’est pourtant possible, Lasser, Un Privé sur le Nil le prouve. Cette idée de base assez improbable fait tout le charme de ce roman, qui est d’ailleurs techniquement plutôt un recueil de nouvelles. On se laisse vraiment surprendre, surtout quand, comme moi, on se lance dans la lecture sans avoir lu le 4ème de couverture. L’idée est vraiment exploitée avec intelligence, avec beaucoup d’humour et de second degré et on passe un très bon moment en lisant ce livre.

On pourrait simplement reprocher à Lasser, Un Privé sur le Nil de s’être contenté de cette idée de base, aussi bonne soit-elle. En effet, les petites intrigues policières sont là pour mettre en avant le côté passablement décalé des situations. Elles présentent un intérêt souvent assez limitées en elle-même, alors que cela aurait pu donner au roman une dimension supplémentaire. Cependant, il serait dommage de bouder son plaisir et de ne pas apprécier ce plaisir littéraire léger et vraiment unique en son genre.

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