QUO VADIS ? (Henryk Sienkiewicz) : Va piano

quovadisIl est de coutume de dire que le livre est mieux que le film. Imaginez donc mon impatience avant de lire Quo Vadis ? quand on sait que l’adaptation cinématographique a été un des films qui ont éveillé cet amour infini du cinéma étant enfant. Au final, il y a deux possibilités. Soit la règle citée en introduction se trouve ici pris à défaut. Soit il faudrait que je revois le film pour m’apercevoir qu’il n’est pas si bien que ça (je crois l’avoir revu adolescent, mais pas depuis). Ne voulant pas briser mes illusions de jeunesse, je vais opter pour la première option.

En effet, Quo Vadis ? est un roman assez longuet où tout prend beaucoup trop de mots, de phrases et de pages pour arriver. Il ne manque pas d’intérêt, mais ce dernier est trop souvent dilué. L’œuvre de Henryk Sienkiewicz a clairement l’ambition d’être une grande fresque romanesque retraçant un passage légendaire et mythique de l’histoire de l’humanité. Elle y parvient par ce qu’elle raconte, mais sans totalement passionner le lecteur par la manière dont elle le fait. Comme si l’auteur voulait vraiment s’assurer que le lecteur ait vraiment bien compris avant de passer au chapitre suivant. C’est sympathique de sa part, mais on avait bien tout saisis assez vite, inutile d’en rajouter trois couches.

En effet, la plume de Henryk Sienkiewicz est assez habile par ailleurs. Il parsème son récit de référence historique, au quotidien des romains du 1er siècle ou à de grands personnages. Les amateurs de notes de bas de page auront de quoi se contenter. Les autres passeront tout cela sans s’y attarder et sans que le récit n’en soit alourdit. S’il se traîne en longueur, ce n’est pas pour ça. Quo Vadis ? repose infiniment plus sur l’action et les dialogues que sur les descriptions. Dommage que les deux premiers tournent un peu trop en boucle pour donner un supplément de souffle à cette œuvre.

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