CHRONIQUES D’UN GUERRIER SINAMM, TOME 3 : LA PROHETIE DE SAHARAMA (Nicolas Jarry) : Départ en beauté

laprophetiedesaharamaN’est pas J.R.R Tolkien qui veut ! Ou George R. Martin, si on veut une référence plus moderne. Ce n’est évidemment pas qu’une question de consonne insérée dans le nom, mais de talent littéraire et de faculté à faire naître des mondes imaginaires qui marquent profondément des générations entières d’amateurs de fantasy et même au-delà. Nicolas Jarry n’est clairement ni l’un, ni l’autre. Il y a peu de chance que son nom traverse les âges et que ses livres deviennent des classiques intemporels. Mais on pourra au moins lui reconnaître un mérite qui n’est pas donné à tout le monde. Il a su achever en beauté sa trilogie Chroniques d’un Guerrier Sînamm avec la Prophétie de SaharAma.

Cette saga française sera vraiment monté en puissance. Le premier tome était assez moyen, le deuxième déjà plus emballant et le troisième franchement réussi. Rien d’extrêmement novateur ici, mais un vrai plaisir à suivre cette nouvelle aventure. La Prophétie de SaharAma est distrayant et mieux écrit que les précédents volets. Certes, le lecteur a eu le temps de prendre ses marques dans cet univers, mais Nicolas Jarry a fait plus d’effort que précédemment pour rendre son récit fluide et compréhensible. Pas d’ellipse ou de raccourci sur les enjeux ou les intentions de personnages dans leurs actions. Cela paraît la base pour un roman, mais ces préceptes sont souvent oubliés par les auteurs de fantasy.

On pourrait donc regretter que les Chroniques d’un Guerrier Sînamm s’arrête ici. Mais finalement, il est bon de savoir s’arrêter sur une bonne note. La Prophétie de SaharAma ne recèle pas en son sein assez d’idées vraiment originales pour pouvoir rebondir dessus. Si le récit est plaisant, on se heurte tout de même aux mêmes limites que le reste de la saga, à savoir un manque d’éléments vraiment marquants pour l’imaginaire du lecteur. Difficile d’expliquer en quoi l’univers de Nicolas Jarry se démarque du reste des productions du même genre. Du coup, on quitte ce monde avec le sourire, mais avec la satisfaction d’en avoir vu tout ce qu’il y avait à voir.

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