LE CINQUIEME PROCEDE (Léo Malet) : Enchanté Nestor

lecinquiemeprocedeJ’ai poursuivi ma découverte des célèbres détectives, connus pour l’adaptation télévisuelle de leurs aventures, mais qui ont d’abord été des personnages de roman. Après le Saint, j’ai eu l’opportunité de plonger dans l’univers littéraire de Nestor Burma avec le Cinquième Procédé, sorti en 1947. Un roman récompensé en son temps pour sa qualité et je ne suis pas étonné. En effet, si tout cela reste de la littérature de gare, avec ses codes et son format relativement court, la plume de Léo Malet se montre particulièrement aiguisée.

Le Cinquième Procédé se distingue déjà de la littérature de gare plus « basique » par une complexité de l’intrigue nettement plus forte que d’habitude. On est ici devant une intrigue à tiroir où chaque personnage va se révéler ne pas être finalement celui que l’on pensait qu’il était au début. On leur découvre de nouvelles motivations et le sens de leur action change également du coup. Cela force le lecteur à jeter un regard sur les événements passés pour les revoir à la lumière de ce qu’il a appris. Heureusement, le récit de Léo Malet nous guide et nous permet de ne jamais nous perdre. Par contre, dommage que le dénouement s’avère quand même décevant, pas la hauteur du reste du récit en tout cas.

Relativement court comme il se doit, le Cinquième Procédé ne laisse donc pas grand temps au lecteur pour souffler. Il ne lui laisse pas le temps non plus de découvrir les personnages et de s’imprégner du contexte politico-historique (mais relativement contemporain à l’époque de sa sortie). Le personnage de Nestor Burma en tout cas donne envie d’être revu. Il n’est pas tout à fait le même que celui incarné par Guy Marchand, même si certaines similitudes demeurent. En tout cas, pour un amateur de ce genre de littérature comme moi, cette découverte s’avère heureuse !

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