NEGATIVE CAPABILITY (Marianne Faithfull), SUSPIRIA (Thom York), BOTTLE IN IT (Kurt Vile) : Le crépuscule d’une déesse

negativecapabilitymariannefaithfullOn débute cet avis par une grande dame de la scène musicale internationale, Marianne Faithfull. A 72 ans, elle a sorti Negative Capability en 2018. Ce qui frappe immédiatement est malheureusement le poids des ans qui pèse fortement sur sa voix. Elle parle désormais presque plus qu’elle ne chante. Cela a un côté un peu pathétique, mais malgré tout, le charme opère encore. L’ambiance est très douces, avec des instrumentations très épurées. Les textes sont du coup particulièrement mis en avant. Et quand elle reste dans les graves, au lieu de monter dans des aigus qu’elle a désormais du mal à atteindre, le résultat reste assez magique.

suspiriathomyorkOn poursuit avec un album solo de Thom York, le chanteur de Radiohead. Il s’agit en fait de la bande-original du film Suspiria. Il n’est donc pas étonnant d’être plongé dans une atmosphère musicale assez étrange. La plupart des titres sont des instrumentaux qui s’avèrent souvent assez lancinants. Et quand la voix apparaît, elle se trouvent très (trop) haut dans les aigus, assez en tout cas pour être plus agaçante que mélodieuse. Bref, un résultat pas hyper intéressant.

bottleinitkurtvileOn termine avec Kurt Vile, un artiste américain et son album Bottle in it. Il nous offre un rock très classique, mais assez classieux. Il fait preuve d’une vraie maîtrise et sa voix rappelle beaucoup celle de Franck Black, le chanteur des Pixies. Certains titres sont cependant relativement lancinants. Globalement, l’album manque quand même de relief pour vraiment accrocher l’oreille. Cela se laisse écouter au final, mais sans du tout marquer les esprits.

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