LES QUATRE (Agatha Christie) : Hercule Poirot 007

lesquatreAgatha Christie est sans doute l’auteur dont j’ai lu le plus de livres. Je pense même que je peux enlever sans risque le « sans doute ». Ses romans ont pourtant un style particulièrement reconnaissable et les intrigues ont souvent beaucoup de points communs entre elles. Pourtant, quand on aime Hercule Poirot ou Miss Marple, on ne se lasse pas de ces histoires de meurtres au sein de la bonne société anglaise. Et le plaisir est d’autant plus grand lorsque l’on attaque une de ces œuvres pour très vite s’apercevoir qu’elle ne correspond pas du tout à ce qu’Agatha Christie nous réserve habituellement. Pourtant, les Quatre met bien en scène le célèbre inspecteur belge.

Les Quatre tient en effet plus du roman d’espionnage que du roman policier. La bibliographie d’Agatha Christie compte quelques ouvrages de ce type, cela ne constitue donc pas en soi une surprise. Par contre, voir Hercule Poirot en être le principal protagoniste est assez inattendu. En écrivant cette critique, j’ai découvert que le roman est en fait un recueil de douze nouvelles qui ont été rassemblées pour former une seule et même histoire. Cela explique le côté quelque peu haché du récit, qui avance par petits à-coups. C’est assez dommage ne pas avoir conservé la structure originelle. Le choix de le faire passer pour un roman classique rend la structure de l’histoire assez peu fluide et crée un peu d’incompréhension quand on ignore cette anecdote.

L’intérêt que l’on peut porter à Les Quatre tient plus de son caractère inattendu que de la qualité du roman en lui même. Cette histoire de complot international, où quatre figures tiennent le destin du monde dans leurs mains, frise la parodie, entre naïveté et caricature. Les rebondissements du récit prêtent plutôt à sourire qu’à faire naître le frisson chez le lecteur. Le dénouement tourne un peu au grand n’importe quoi. N’empêche qu’Agatha Christie parvient tout de même à faire naître autour de son histoire un élan de sympathie qui nous empêche de regretter ces quelques heures (pas très nombreuses, le roman est court) passées à parcourir ses pages. Pour les curieux donc.

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